Présidentielle roumaine : la France accusée d’ingérence sur fond de tensions post-électorales
- malikunafoninet
- 10 juin
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« Ce n’est absolument pas la mission de nos militaires », affirme un diplomate français en poste à Bucarest, alors que des accusations d’ingérence circulent sur les réseaux sociaux à l’issue de la présidentielle roumaine. La France, qui dispose d’un contingent de 1 200 soldats déployés sous l’égide de l’Otan, est accusée à tort d’avoir préparé un coup d’État en cas de victoire de l’extrême droite.
Le climat s’est tendu après la défaite du candidat nationaliste George Simion, dont le recours électoral a été rejeté par les autorités. Ses partisans dénoncent une prétendue interférence étrangère, prenant pour cible la présence militaire française dans le pays.
L’ambassade de France a réagi fermement, rappelant que les troupes sont en Roumanie pour « protéger le flanc est de l’Otan » dans le contexte du conflit en Ukraine, et non pour s’ingérer dans les affaires politiques locales.
L’incident a laissé des traces. L’ambassadeur français s’est dit préoccupé par « l’impact sur l’image de la France », pourtant liée historiquement et culturellement à la Roumanie. Un malaise persistant qui révèle, au-delà des tensions politiques internes, une crispation croissante autour des présences militaires occidentales en Europe de l’Est.
Par
Oura KANTÉ
Malikunafoni
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