Migration : le Mali et l’OIM redéfinissent leur coopération face aux défis de 2026
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« La migration n’est pas qu’un dossier administratif, c’est avant tout une réalité humaine qui exige anticipation et responsabilité. » C’est autour de cette conviction que s’est tenue, ce jeudi 12 février 2026 à Bamako, la revue du dialogue institutionnel entre le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Présidée par le ministre Mossa Ag Attaher, la rencontre a servi de cadre à un échange stratégique sur l’état et l’orientation du partenariat entre le Mali et l’OIM, dans un contexte marqué par la complexité croissante des dynamiques migratoires au Sahel. L’objectif affiché : adapter les réponses publiques aux réalités actuelles tout en renforçant la cohérence de l’action gouvernementale.
Au cœur des discussions, la question des données a occupé une place centrale. Le ministre a insisté sur la nécessité de disposer d’informations fiables et régulièrement actualisées pour éclairer les décisions publiques. La mise à jour du profil migratoire du Mali et le renforcement des outils de gouvernance doivent, selon lui, permettre au Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM) de jouer pleinement son rôle d’instrument d’aide à la décision.
Autre chantier jugé prioritaire : la révision de la Politique nationale de migration. En cours de finalisation, cette réforme entend intégrer des dimensions longtemps marginalisées, notamment la prise en compte du genre, la protection des personnes vulnérables, les effets du changement climatique et les contraintes sécuritaires. Une approche globale, pensée pour concilier souveraineté nationale et respect des droits humains.
La rencontre a également été l’occasion de réaffirmer l’ambition du Mali sur la scène internationale. Le département en charge des Maliens de l’extérieur souhaite renforcer la visibilité du pays dans les cadres multilatéraux dédiés à la migration, afin d’y porter une voix sahélienne responsable, ancrée dans l’expérience nationale et ouverte au dialogue.
Saluant la qualité du travail mené conjointement avec l’OIM, Mossa Ag Attaher a mis en avant la synergie entre les équipes et la complémentarité des actions engagées. Pour lui, cette coordination est un gage d’efficacité face à des enjeux qui dépassent les frontières nationales.
Au-delà des programmes et des documents de stratégie, le message politique est clair : la migration doit être accompagnée avec lucidité et humanité. Les orientations arrêtées lors de cette revue pourraient ainsi poser les bases d’une action publique plus anticipative, alors que de nouveaux défis migratoires se dessinent à l’horizon.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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