top of page

Intelligence artificielle : l’ONU met en place un garde-fou scientifique mondial

  • il y a 2 heures
  • 2 min de lecture

 

Alors que l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les économies, les administrations et le quotidien des populations, l’Organisation des Nations Unies franchit un pas décisif pour encadrer cette transformation technologique. L’Assemblée générale a officiellement désigné les membres d’un Groupe scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle, appelé à jouer un rôle central dans la compréhension et la gouvernance mondiale de l’IA.

 

Cette nouvelle instance, composée d’experts de haut niveau issus de disciplines variées, a été constituée pour un mandat de trois ans. Sa particularité réside dans son équilibre : diversité géographique, parité entre les genres et pluralité des approches scientifiques. Un choix assumé par l’ONU afin de garantir une lecture globale et inclusive des enjeux liés à l’essor de l’intelligence artificielle.

 

Pour le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, la création de ce panel répond à un manque longtemps identifié. Il estime que la communauté internationale disposait jusqu’ici de peu d’analyses véritablement indépendantes, capables d’éclairer à la fois les opportunités offertes par l’IA et les risques qu’elle fait peser sur les sociétés, les droits humains et les équilibres économiques. Selon lui, cette étape marque un tournant vers une compréhension scientifique partagée à l’échelle mondiale.

 

Concrètement, le groupe aura pour mission de produire des évaluations impartiales sur les impacts actuels et futurs de l’intelligence artificielle. Ces travaux devront servir de base aux États, en particulier ceux dont les capacités technologiques sont limitées, afin qu’ils puissent participer aux débats et aux décisions internationales sur un pied d’égalité.

 

Dans un contexte où les innovations en IA avancent plus vite que les cadres réglementaires, l’ONU entend ainsi renforcer la coopération multilatérale et prévenir une fracture numérique mondiale. L’objectif affiché est clair : éviter que l’intelligence artificielle ne devienne un facteur d’exclusion ou de déséquilibre, et faire en sorte qu’elle profite au plus grand nombre.

 

Avec l’entrée en fonction de ce groupe scientifique, les Nations Unies ouvrent la voie à une nouvelle phase de réflexion collective. Les premières analyses attendues pourraient nourrir les futures discussions internationales sur la gouvernance de l’IA et poser les bases de normes communes, adaptées aux réalités de tous les pays.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
bottom of page