FACEJ Phase II : un nouveau cap pour l’entrepreneuriat des jeunes au Mali
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Plus de 5 000 emplois attendus, des centaines de jeunes entrepreneurs accompagnés et une ambition clairement affichée : faire de l’initiative privée des jeunes un levier durable de croissance. C’est dans cette perspective qu’a été ouverte, le jeudi 12 février 2026, la deuxième session du Comité consultatif du Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ), Phase II.
La cérémonie s’est tenue sous la présidence de Drissa Guindo, Secrétaire général du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, représentant la ministre Oumou Sall Seck. Cette rencontre marque une étape stratégique dans la mise en œuvre de la deuxième phase du FACEJ, un programme dédié à l’accompagnement technique et financier des jeunes porteurs de projets.
Prenant la parole au nom des partenaires financiers, Niels Bossen a salué la tenue de cette session, qu’il considère comme un signal fort de relance et de consolidation du FACEJ II. Selon lui, le dispositif mis en place offre des réponses concrètes aux défis de la création d’entreprises, notamment à travers le financement des micro et petites entreprises, tout en renforçant l’espoir d’une insertion économique durable pour la jeunesse malienne.
Sur le plan opérationnel, Claude Mauret, Directeur général d’ACK International, a dressé un bilan encourageant des actions déjà menées. Il a fait état de cinq missions d’assurance qualité, dont les résultats se sont révélés satisfaisants. Ces missions ont permis d’identifier près de 1 700 jeunes, avec la mise en place de 420 crédits destinés au financement de projets entrepreneuriaux.
Replaçant l’initiative dans son cadre politique et institutionnel, Drissa Guindo a rappelé que la jeunesse demeure au cœur des priorités nationales. Il a évoqué l’engagement du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, réaffirmé dans son Discours à la Nation pour l’année 2026, en faveur de la formation professionnelle et de l’insertion des jeunes. Cette orientation, conduite sous l’autorité du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, se traduit par des actions concrètes : rénovation de centres de formation, construction de nouvelles infrastructures et mobilisation accrue de ressources pour l’emploi des jeunes et des femmes.
À terme, la mise en œuvre du FACEJ II vise des résultats ambitieux, dont la création de 5 250 emplois, le financement de start-up et de MPME en croissance, une forte implication des projets verts et une participation féminine représentant 45 % des entreprises soutenues. L’objectif de performance financière est également affirmé, avec un taux de remboursement attendu d’au moins 90 % des crédits accordés.
Les premiers indicateurs de formation sont déjà au-dessus des prévisions, avec 1 251 jeunes formés en entrepreneuriat sur une estimation initiale de 1 080. Pour l’année 2026, le programme prévoit notamment le financement de plusieurs centaines de projets et la formation de 857 nouveaux entrepreneurs.
Doté d’un budget global de 12 milliards de francs CFA, le FACEJ couvre la période allant de mars 2024 à décembre 2027 et intervient dans plusieurs localités du pays, dont Bamako, Ségou, Mopti, Sikasso, Tombouctou et Bougouni. À travers cette deuxième session du Comité consultatif, les acteurs entendent renforcer la coordination et accélérer l’impact du programme, avec l’espoir de voir émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs capables de transformer durablement l’économie nationale.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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