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Marché financier régional : Bamako fixe le cap à 1 450 milliards FCFA en 2026

 

1 450 milliards FCFA. C’est le montant que le Mali prévoit de lever sur le marché financier régional en 2026 à travers l’émission de titres publics. Ce chiffre, dévoilé à Bamako lors du lancement officiel du calendrier annuel, donne la mesure de la place qu’occupent désormais les instruments de marché dans la stratégie de financement de l’État.

 

Plutôt que de concentrer ses sorties sur quelques périodes, le Trésor a opté pour une programmation étalée sur l’ensemble de l’année. Le schéma retenu prévoit des mobilisations successives, avec 340 milliards FCFA attendus entre janvier et mars, 400 milliards FCFA au deuxième trimestre, 430 milliards FCFA entre juillet et septembre, puis 280 milliards FCFA en fin d’année. Une organisation pensée pour offrir de la visibilité aux investisseurs et réduire les tensions liées aux pics de financement.

 

Pourquoi recourir aux titres publics ?

 

Sur le marché de l’UEMOA, les titres publics constituent l’un des principaux canaux par lesquels les États accèdent à l’épargne régionale. Concrètement, l’État emprunte auprès des banques, institutions financières et autres investisseurs, en s’engageant à rembourser le capital à une date convenue, assorti d’intérêts.

 

Deux instruments dominent ces opérations. Les Bons du Trésor, à maturité courte, servent essentiellement à gérer les besoins immédiats de trésorerie. Les Obligations du Trésor, émises sur des horizons plus longs, répondent à des besoins de financement structurels. Selon les conditions du marché, ces titres sont proposés soit par adjudication, soit par appel public à l’épargne, avec des rendements variables en fonction de la durée et de la demande.

 

Un marché déjà bien sollicité en 2025

 

La trajectoire annoncée pour 2026 s’inscrit dans la continuité des exercices précédents. En 2025, le Mali indique avoir mobilisé 1 193 milliards FCFA à travers 34 émissions, principalement par adjudication. Ces opérations ont confirmé le rôle central du marché régional dans la couverture des besoins budgétaires, tout en mettant en lumière la régularité du Mali parmi les émetteurs de l’Union.

 

La cérémonie de lancement a également servi de cadre à une reconnaissance des investisseurs les plus actifs sur l’année écoulée. Selon les données communiquées, la BDM-SA arrive en tête, devant la BMS-SA et la BNDA, illustrant l’implication du secteur bancaire national dans le financement de l’État.

 

Une équation à plusieurs variables

 

Si l’objectif de 1 450 milliards FCFA marque une ambition affirmée, sa réalisation dépendra de plusieurs facteurs : la liquidité disponible sur le marché régional, la confiance des investisseurs et la stabilité du calendrier annoncé. Autant d’éléments qui conditionneront le succès des émissions prévues tout au long de l’année.

 

À mesure que les adjudications se succéderont, le marché donnera sa réponse. Le premier rendez-vous est attendu dès le premier trimestre, avec les premières opérations inscrites au calendrier 2026.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

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