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Gouvernance territoriale : l’exécutif ajuste l’architecture administrative et renforce les ressources humaines locales

 

Former, réorganiser, nommer. Réuni le vendredi 6 février 2026 au Palais de Koulouba, le Conseil des Ministres a posé plusieurs actes structurants qui touchent directement à l’administration territoriale et au fonctionnement de l’État au niveau local.

 

Sous la présidence du Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, la session a permis d’aborder à la fois des réformes institutionnelles et une vaste série de nominations, traduisant la volonté des autorités de consolider l’action publique sur l’ensemble du territoire.

 

Un outil de formation repensé pour les collectivités

 

Au plan normatif, le Conseil a adopté de nouveaux textes relatifs au Centre de Formation des Collectivités territoriales. Créé en 2007 pour accompagner la montée en compétences des acteurs locaux, cet établissement se trouvait confronté à des limites devenues plus visibles avec les récentes évolutions du cadre institutionnel.

 

La suppression de certains échelons territoriaux, notamment dans le District de Bamako, et les changements intervenus dans l’organisation administrative ont rendu nécessaire une refonte de ses règles de fonctionnement. Les textes adoptés visent ainsi à adapter le Centre aux réalités actuelles, à corriger les dysfonctionnements relevés et à lui permettre de jouer pleinement son rôle dans le développement des ressources humaines des collectivités.

 

Une vaste réorganisation administrative

 

La session a également été marquée par un important mouvement au sein de l’administration territoriale. Le Conseil des Ministres a procédé à de nombreuses nominations touchant aussi bien les fonctions de gouverneur que celles de préfets et d’adjoints aux préfets, sur l’ensemble du territoire national.

 

Ces décisions concernent plusieurs régions, cercles et nouvelles entités administratives, avec la désignation de responsables issus aussi bien du corps préfectoral que des Forces armées, de la Police ou de la Protection civile. À travers cette diversité de profils, l’exécutif entend adapter l’encadrement territorial aux enjeux sécuritaires, administratifs et sociaux propres à chaque zone.

 

Une logique de proximité et d’efficacité

 

Au-delà des listes, l’enjeu affiché est celui du renforcement de la présence de l’État et de l’efficacité de son action au niveau local. Les nouvelles affectations visent à assurer une meilleure coordination administrative, un suivi plus rigoureux des politiques publiques et une réponse plus adaptée aux besoins des populations.

 

En combinant réforme des outils de formation et redéploiement des cadres, le Conseil des Ministres trace les contours d’une administration territoriale appelée à être plus opérationnelle et plus en phase avec les mutations en cours.

 

Les prochains mois permettront de mesurer l’impact de ces décisions sur le fonctionnement des collectivités et sur la qualité de la gouvernance de proximité, dans un contexte où l’État mise sur la stabilité institutionnelle et la compétence administrative pour accompagner la refondation nationale.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

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