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Conseil des ministres : emplois publics, infrastructures locales et diplomatie sectorielle au cœur des décisions

  • il y a 17 heures
  • 3 min de lecture

 

« Nous devons consolider l’action publique là où elle touche directement les citoyens. » Cette orientation a traversé la session du Conseil des ministres tenue mercredi 18 février 2026 au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition.

 

Réuni en session ordinaire, l’Exécutif a examiné plusieurs dossiers structurants, mêlant réorganisation administrative, renforcement des services publics, nominations stratégiques et suivi de l’actualité nationale et internationale.

 

Réorganiser l’emploi et la formation sur le terrain

 

Parmi les décisions majeures figure l’adoption d’un nouveau cadre de fonctionnement pour les services régionaux et subrégionaux chargés de l’emploi et de la formation professionnelle. Après plus de dix ans d’application, l’architecture administrative existante montrait ses limites, notamment en matière d’effectifs et d’adaptation aux réalités actuelles du marché du travail.

 

Le nouveau dispositif validé par le Conseil vise à corriger ces insuffisances et à doter, pour les cinq prochaines années, les structures déconcentrées du ministère compétent des ressources humaines nécessaires à l’exécution efficace des politiques publiques en matière d’emploi et de qualification professionnelle.

 

Des infrastructures administratives renforcées à Kadiolo et Kita

 

Autre décision concrète : l’affectation de deux parcelles de terrain au ministère des Transports et des Infrastructures. Situées respectivement à Kadiolo, sur l’axe menant à Zégoua, et à Kita, dans la zone de Kofoulabé extension, ces parcelles accueilleront les futurs bureaux des subdivisions des Transports.

 

L’objectif affiché est d’améliorer les conditions de travail des agents et de rapprocher davantage l’administration des usagers, dans des zones où la demande en services de transport est en constante progression.

 

Nominations : continuité et renouvellement dans l’administration

 

Le Conseil des ministres a également procédé à plusieurs nominations dans des secteurs clés. Elles concernent aussi bien la défense, les finances publiques, la justice, la gestion foncière que l’environnement et les affaires religieuses.

 

Ces désignations traduisent la volonté de renforcer la gouvernance administrative et de consolider les équipes dirigeantes au sein des départements ministériels, dans un contexte de réformes et de défis multiples.

 

Diplomatie minière, droits des femmes et sécurité pastorale

 

Sur le plan des communications, le gouvernement a été informé de la participation du Mali à plusieurs rencontres internationales et sous-régionales.

 

Dans le secteur minier, la présence malienne à la conférence « Indaba Mining » en Afrique du Sud a permis de mettre en avant un nouveau partenariat pour un secteur plus performant, avec un accent particulier sur les réformes en cours et la diversification minière, notamment autour du lithium.

 

La promotion des droits des femmes a également occupé une place importante, à travers la participation du Mali à une conférence ministérielle de l’Organisation de la Coopération Islamique et la préparation de la Journée internationale de la Femme, prévue le 8 mars 2026, dont le lancement national aura lieu à Bandiagara.

 

Enfin, la question du vol de bétail a été abordée à l’échelle sous-régionale, avec l’adoption à Dakar d’un projet d’appel visant à renforcer la coopération, harmoniser les législations et moderniser les systèmes d’identification du bétail.

 

Vigilance sanitaire maintenue

 

Le Conseil a également pris acte de la situation sanitaire nationale. Si les cas de dengue n’ont pas connu d’augmentation par rapport à la semaine précédente, les autorités appellent à la vigilance. Le Chef de l’État a insisté sur le respect strict des mesures de prévention afin d’éviter toute recrudescence.

 

À travers ces décisions et échanges, le Conseil des ministres du 18 février 2026 confirme une ligne d’action articulée autour du renforcement de l’administration de proximité, de l’ouverture internationale sectorielle et de la prévention des risques, dans un contexte de transition marqué par des attentes fortes des populations.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

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