États-Unis : à la Maison Blanche, Trump politise jusqu’aux murs
- malikunafoninet
- 17 déc. 2025
- 2 min de lecture

Un détail découvert par la presse a récemment mis en lumière une nouvelle rupture avec les usages présidentiels à Washington. À la Maison Blanche, des plaques biographiques affichées sous les portraits d’anciens chefs d’État ont été modifiées, transformant un espace institutionnel en vitrine politique assumée.
Dans une galerie menant au Bureau ovale, la photographie de Joe Biden n’apparaît plus sous sa forme classique. Elle a été remplacée par l’image d’une machine à signer des documents, une mise en scène qui alimente les accusations répétées de Donald Trump sur l’état de santé et la capacité de gouvernance de son prédécesseur démocrate.
Mais la mise en scène ne s’arrête pas aux images. Des plaques descriptives ont été ajoutées sous certains portraits. Celles consacrées à Barack Obama et Joe Biden se distinguent par un ton particulièrement sévère. L’ancien président Obama y est présenté comme une figure « profondément clivante » de l’histoire politique américaine, et désigné sous le nom de « Barack Hussein Obama », une formulation régulièrement utilisée par Donald Trump et associée aux controverses sur les origines de l’ex-président.
Joe Biden, quant à lui, est décrit comme « le pire président de l’histoire des États-Unis », une appréciation subjective assortie de la reprise d’une accusation déjà largement contestée : celle d’une élection présidentielle de 2020 prétendument frauduleuse.
À l’inverse, la biographie du président en exercice adopte un ton résolument laudatif. Elle attribue à Donald Trump la fin de huit conflits majeurs en quelques mois et l’obtention de volumes d’investissements qualifiés d’historiques, des affirmations qui ne reposent sur aucune donnée officiellement vérifiable à ce stade.
Depuis son retour au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump a profondément remodelé l’esthétique et les symboles de la Maison Blanche. Ornements dorés, portraits de lui-même accrochés alors qu’il est encore en fonction, et lancement d’un projet de salle de bal monumentale : autant de choix qui rompent avec la tradition de sobriété et de neutralité du lieu.
Cette transformation spectaculaire de la résidence présidentielle soulève une question de fond : jusqu’où un président peut-il personnaliser un symbole national sans brouiller la frontière entre institution républicaine et mise en scène politique personnelle ?
Oura KANTE
Malikunafoni










































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