top of page

États-Unis : une alliance régionale contre les cartels lancée en Floride

  • il y a 1 heure
  • 2 min de lecture

 

« Nous devons unir nos forces contre les réseaux criminels qui déstabilisent notre continent. » C’est dans cet esprit que le président américain Donald Trump a accueilli plusieurs dirigeants du continent au sommet du Bouclier des Amériques, organisé à Doral, en Floride.

 

À l’issue de la rencontre, dix-sept pays ont accepté de rejoindre une nouvelle structure baptisée Coalition anti-cartels des Amériques, une initiative qui vise à coordonner la lutte contre les organisations criminelles transnationales. Douze chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour participer à la signature officielle du texte.

 

Douze dirigeants présents pour la signature

 

Parmi les dirigeants venus appuyer cette initiative figuraient notamment Javier Milei pour l’Argentine, Rodrigo Paz Pereira pour la Bolivie, ainsi que José Antonio Kast, président élu du Chili.

 

La rencontre a également réuni Rodrigo Chaves Robles du Costa Rica, Luis Abinader de la République dominicaine, Daniel Noboa pour l’Équateur et Nayib Bukele du Salvador.

 

À leurs côtés se trouvaient aussi Mohamed Irfaan Ali, président de la Guyana, Nasry Asfura du Honduras, José Raúl Mulino du Panama, Santiago Peña du Paraguay et la cheffe du gouvernement de Trinité‑et‑Tobago, Kamla Persad-Bissessar.

 

Cinq autres États membres ont adhéré à l’accord mais ont choisi d’envoyer des représentants militaires ou diplomatiques plutôt que leurs dirigeants. Les autorités américaines n’ont pas encore rendu publique la liste complète de ces délégations.

 

Une coopération sécuritaire renforcée

 

Le document signé prévoit plusieurs axes d’action. Les pays membres s’engagent notamment à renforcer la coopération militaire, à former les forces armées partenaires et à coordonner leurs opérations contre les cartels de la drogue.

 

Le texte évoque également la possibilité d’utiliser une force militaire létale contre les organisations criminelles jugées responsables d’instabilité dans la région. Une disposition qui souligne la volonté de Washington d’adopter une approche plus offensive face aux réseaux de trafic.

 

Des absences remarquées

 

Malgré l’adhésion de plusieurs pays d’Amérique latine et des Caraïbes, trois grandes puissances régionales ne figurent pas dans cette coalition : Mexique, Brésil et Colombie.

 

Selon la position affichée par Washington, cette alliance regroupe uniquement les gouvernements partageant la même vision sécuritaire dans la lutte contre le crime organisé.

 

Un projet à dimension géopolitique

 

Au-delà de la lutte contre les cartels, l’accord fait également référence à la nécessité de contrer les « influences étrangères malveillantes » dans l’hémisphère occidental, une allusion largement interprétée comme visant l’expansion économique et stratégique de Chine dans la région.

 

Avec cette coalition, les États-Unis cherchent ainsi à bâtir un bloc sécuritaire continental. Reste à voir si cette initiative parviendra à s’imposer durablement, dans un espace latino-américain où les équilibres politiques et les priorités sécuritaires varient fortement d’un pays à l’autre.

 

La Rédaction

Malikunafoni

 

 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
bottom of page