Guinée : Cellou Dalein Diallo appelle à une mobilisation après la dissolution de partis politiques
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« Quand l’injustice devient loi, la résistance devient un devoir. » En reprenant cette citation de Thomas Jefferson, Cellou Dalein Diallo a livré une adresse particulièrement ferme à ses partisans et au peuple guinéen, quelques heures après l’annonce de la dissolution de plusieurs formations politiques en Guinée.
Dans cette déclaration, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) affirme que la décision prise par les autorités de transition marque, selon lui, une nouvelle étape dans la restriction de l’espace politique et des libertés publiques.
Une critique sévère de la transition
L’opposant guinéen estime que la situation politique du pays s’est profondément détériorée depuis la prise du pouvoir par les militaires le 5 septembre 2021, date du renversement de l’ancien président Alpha Condé lors du coup d’État guinéen de 2021.
Dans son intervention, il accuse le chef de la transition, le général Mamadi Doumbouya, et son entourage de vouloir remodeler la scène politique nationale en écartant les forces les plus influentes de l’opposition.
Selon lui, cette mesure viserait à installer progressivement un système dominé par un parti unique, ce qui constituerait, d’après ses mots, une remise en cause de la souveraineté populaire et du pluralisme politique.
Un appel à l’unité des forces politiques
Face à ce qu’il décrit comme un rétrécissement de l’espace démocratique, Cellou Dalein Diallo appelle les militants de l’UFDG, mais aussi l’ensemble des citoyens attachés aux libertés publiques, à s’organiser pour défendre leurs droits.
Il invite notamment les forces politiques et sociales du pays à dépasser leurs divisions afin de former un front commun capable de peser dans le rapport de force avec les autorités de transition.
Pour le leader de l’opposition, l’unité des acteurs politiques et de la société civile serait désormais une condition essentielle pour espérer un retour à l’ordre constitutionnel.
Une crise politique qui s’intensifie
Cette déclaration intervient dans un climat politique particulièrement tendu en Guinée, où les relations entre les autorités de transition et plusieurs partis politiques se sont fortement dégradées ces derniers mois.
La dissolution de formations politiques et les restrictions imposées aux activités publiques alimentent les inquiétudes d’une partie de la classe politique et de la société civile sur l’avenir du processus démocratique dans le pays.
Dans ce contexte, les prochaines réactions des acteurs politiques, mais aussi de la communauté internationale, pourraient peser sur l’évolution de la crise politique guinéenne.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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