Sécurité nationale : le Burkina Faso renforce son dispositif face aux risques NRBC
- malikunafoninet
- 6 janv.
- 2 min de lecture

« La protection des populations face aux menaces invisibles est désormais une priorité stratégique », a rappelé un responsable au cœur des échanges tenus ce mardi à Ouagadougou. À l’heure où les risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC) occupent une place croissante dans les agendas sécuritaires mondiaux, le Burkina Faso a choisi de faire le point et d’anticiper. Les membres de l’équipe nationale dédiée à la réduction de ces menaces se sont réunis le 6 janvier 2026 au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, pour un exercice clé : tirer les enseignements de l’année écoulée et tracer les perspectives pour 2026.
Présidant la rencontre, l’Ambassadeur chargé de mission Seydou SINKA a porté le message des autorités burkinabè. Au nom du ministre des Affaires étrangères, SEM Karamoko Jean Marie TRAORÉ, il a réaffirmé le soutien constant de l’État à cette dynamique, aussi bien sur le plan politique que technique. Pour le gouvernement, le dispositif NRBC dépasse le cadre institutionnel : il constitue un levier essentiel de protection des populations et de résilience nationale face à des menaces souvent silencieuses mais potentiellement dévastatrices.
Les discussions ont permis de revenir sur les progrès enregistrés au cours de l’année 2025. Selon le Colonel-Major Boukari BAGGNA, point focal national des centres d’excellence de l’Union européenne, une étape décisive a été franchie avec l’appropriation progressive de la problématique NRBC par les autorités nationales. Cette dynamique s’est traduite par une implication accrue de plusieurs départements ministériels et par la mise en œuvre concrète d’actions sectorielles, soutenues par l’adoption de textes réglementaires.
Au-delà du cadre normatif, l’accent a également été mis sur le renforcement des capacités humaines. Des activités de formation ont permis d’outiller les acteurs nationaux afin qu’ils puissent mieux prévenir, détecter et gérer les risques liés notamment aux déchets biologiques et chimiques, au bénéfice direct de la sécurité publique.
Partenaire clé du processus, l’Union européenne salue cette évolution. Présent à la réunion, l’expert NRBC de l’UE, Youcef HEMIMOU, a souligné l’importance de ce cadre de concertation, qui ouvre la voie à de nouvelles initiatives, notamment le projet 112 consacré à la sécurité et à la sûreté des installations chimiques.
Cette rencontre s’inscrit dans une trajectoire engagée de longue date. Le Burkina Faso a rejoint l’initiative NRBC en 2014, et s’est doté, en 2025, d’un Plan d’Action National visant à structurer durablement la prévention et la gestion de ces risques. Un outil stratégique qui continue de guider l’action collective et d’orienter les choix à venir.
À l’issue des échanges, un consensus se dégage : face à l’évolution des menaces, l’anticipation et la coordination restent les maîtres-mots. Les travaux de 2026 devront ainsi consolider les acquis, tout en préparant le pays à répondre plus efficacement aux défis NRBC de demain.
Oura KANTE
Malikunafoni










































Commentaires