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Surestaries au port de Dakar : le répit accordé au transit malien prend fin, le CMC appelle à l’anticipation

  • il y a 14 heures
  • 2 min de lecture

 

Les importateurs et exportateurs maliens vont devoir à nouveau composer avec l’intégralité des coûts liés au séjour de leurs marchandises au port de Dakar. Depuis le 24 février 2026, la mesure exceptionnelle qui suspendait les frais de surestaries, de magasinage et de détention pour les conteneurs en transit vers le Mali n’est plus en vigueur.

 

Une décision que le Conseil Malien des Chargeurs (CMC) a relayée ce 25 mars 2026 dans un communiqué, après avoir été officiellement informé par le Port Autonome de Dakar (PAD) via une note datée du 17 mars.

 

L’allègement, mis en place le 25 novembre 2025 par la direction générale du port sénégalais, avait offert un répit de trois mois aux opérateurs économiques maliens. L’objectif affiché était alors de faciliter l’écoulement des conteneurs en souffrance et d’apaiser les tensions logistiques accumulées ces dernières années sur l’un des principaux corridors d’approvisionnement du Mali.

 

Aujourd’hui, le retour au régime normal signifie que toutes les marchandises maliennes stationnées dans les enceintes portuaires seront à nouveau facturées selon les conditions habituelles. Pour le CMC, ce changement ne doit pas être pris à la légère : il en va de la maîtrise des coûts pour les chargeurs et de la fluidité des opérations.

 

Dans son message, l’institution dirigée par Jean DAKOUO, premier vice-président assurant l’intérim, insiste sur une approche plus préventive. Face à la fin des mesures dérogatoires, les acteurs de la chaîne logistique – importateurs, exportateurs, transitaires – sont invités à renforcer leur capacité d’anticipation. L’enjeu est simple : éviter à l’avenir de nouvelles accumulations de conteneurs, qui alourdissent les factures et congestionnent les infrastructures.

 

Le Conseil malien des chargeurs prend soin, par ailleurs, de saluer l’attitude des armateurs et des gestionnaires de terminaux durant la période de suspension. Un geste qu’il qualifie de « facilité accordée au transit malien », soulignant en filigrane la nécessité de maintenir un dialogue constant avec les partenaires du corridor sénégalais.

 

À l’heure où les délais de franchise redeviennent une variable déterminante dans le calcul des marges, l’organisation met en garde contre tout relâchement. Pour les opérateurs, le message est clair : sous-traiter l’urgence n’est plus une option ; seule une meilleure synchronisation entre acheminement maritime, dédouanement et évacuation permettra de limiter les surcoûts.

 

Le retour à la normale au port de Dakar intervient dans un contexte où le Mali, pays enclavé, reste très dépendant de ses corridors de sortie. Les professionnels du secteur suivront de près l’évolution des flux dans les prochains mois, alors que la pression sur les coûts logistiques demeure un défi structurel pour l’économie nationale.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

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