« Sans oxygène, il n’y a pas de soins » : trois hôpitaux maliens franchissent un cap décisif
- malikunafoninet
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« Garantir l’accès à l’oxygène médical, c’est garantir une chance de survie. » Cette conviction a guidé la mise en service de trois nouvelles centrales de production d’oxygène médical, officiellement inaugurées ce jeudi 22 janvier 2026 à Bamako.
Réunis à l’Hôpital de Dermatologie de Bamako, responsables sanitaires, partenaires techniques et autorités ont assisté à un moment fort pour le système de santé malien : l’entrée en fonctionnement de centrales PSA destinées à trois structures stratégiques du pays. Il s’agit du CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati, de l’Hôpital de Dermatologie de Bamako et de l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes.
Un investissement structurant pour des soins plus sûrs
D’un montant global de 2,94 milliards de francs CFA, cet investissement a été rendu possible grâce à un financement du Fonds mondial, en collaboration avec le ministère de la Santé et du Développement social. Au-delà du chiffre, l’enjeu est clair : réduire la dépendance aux approvisionnements extérieurs en oxygène et sécuriser la prise en charge des patients, notamment dans les situations d’urgence.
Sur le terrain, ces nouvelles unités permettront une disponibilité continue de l’oxygène médical, indispensable dans le traitement des pathologies respiratoires, des complications chirurgicales ou encore des soins intensifs. Pour les équipes soignantes, il s’agit d’un outil déterminant pour améliorer la qualité des soins et sauver davantage de vies.
Des partenaires engagés sur le long terme
Prenant la parole lors de la cérémonie, la gestionnaire du portefeuille Mali du Fonds mondial, Saran Branchi-Fadiga, a souligné le caractère stratégique de ces équipements, insistant sur leur rôle dans la durabilité et l’efficacité des soins au bénéfice des populations.
Dans le même esprit, les autorités sanitaires ont rappelé que cette initiative ne constitue pas un acte isolé, mais s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du système de santé. Le ministre de la Santé et du Développement social a mis en avant une coopération orientée vers des résultats concrets, au service des patients et des professionnels de santé.
La santé, une priorité réaffirmée au sommet de l’État
La Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré a, pour sa part, salué l’engagement des plus hautes autorités du pays, rappelant que le secteur de la santé figure parmi les priorités nationales. Elle a évoqué les efforts engagés ces dernières années, notamment la transformation de centres de santé de référence en hôpitaux de district, la construction de nouveaux établissements hospitaliers à Koulikoro, Koutiala et Bla, ainsi que la politique continue d’équipement des structures sanitaires.
Une étape, pas une fin
La coupure symbolique du ruban et la visite des installations ont marqué la clôture de la cérémonie. Mais pour les acteurs du secteur, cette mise en service ouvre surtout une nouvelle phase : celle d’une meilleure résilience des hôpitaux face aux urgences médicales.
À terme, l’objectif affiché est clair : faire de l’oxygène médical une ressource accessible, fiable et permanente dans les structures de santé du Mali, afin que chaque patient, où qu’il se trouve, puisse bénéficier de soins à la hauteur de ses besoins.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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