Sabalibougou : une enquête discrète met fin à un braquage armé visant un moto-taxi
- 28 janv.
- 2 min de lecture

« La sécurité se construit aussi grâce à l’information partagée par les citoyens. » Cette conviction a guidé une enquête menée en toute discrétion par le Commissariat de Police de Sabalibougou, aboutissant à l’arrestation de deux jeunes suspects impliqués dans un braquage à main armée commis à Banconi en décembre dernier.
Les faits remontent à une attaque ciblée contre un conducteur de moto-taxi, violemment dépouillé de son engin. Pendant plusieurs semaines, les enquêteurs ont travaillé à partir d’indices et de renseignements recueillis sur le terrain, jusqu’à identifier un premier suspect. Le 21 janvier 2026, les éléments de la Brigade de Recherches ont procédé à son interpellation à Sabalibougou. Il s’agit d’un jeune de 18 ans, connu sous les initiales K.C. et le surnom de « Zon Namara ».
Au cours de son audition, le mis en cause a reconnu son implication dans l’agression et livré des informations déterminantes. Ces déclarations ont permis aux policiers de remonter jusqu’à un second individu, B.T., alias « Banéké », âgé de 22 ans, arrêté à son tour dans le même secteur. Lors des opérations, deux motos dont l’origine n’a pu être clairement établie ont été saisies, renforçant les soupçons des enquêteurs.
Présentés à la Justice, les deux suspects ont été placés sous mandat de dépôt. Les investigations se poursuivent afin de vérifier l’existence d’éventuels complices et de faire toute la lumière sur ce réseau présumé de vols à main armée.
Cette affaire illustre, selon la Police nationale, l’importance du travail de renseignement et de la réactivité des unités locales dans la lutte contre la criminalité urbaine. Elle s’inscrit dans la dynamique impulsée par la Direction générale de la Police nationale, sous l’autorité du Contrôleur général Youssouf Koné, et dans le cadre de la politique sécuritaire portée par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile.
À Sabalibougou, le commissaire de police Barka Camara a salué l’engagement et le professionnalisme de ses équipes. Il a surtout rappelé que la prévention et la répression des actes criminels reposent aussi sur la vigilance citoyenne, appelant les populations à signaler sans hésitation tout comportement suspect. Une collaboration jugée essentielle pour endiguer durablement la délinquance dans les quartiers de Bamako.
Oura KANTE
Malikunafoni




































Commentaires