Mali : la rareté du gasoil rallonge les files d’attente dans les stations de Bamako
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« Les stocks disponibles sont suffisants pour couvrir les besoins pendant le Ramadan. » Cette assurance donnée il y a quelques semaines par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, contraste aujourd’hui avec les scènes observées dans plusieurs stations-service de Bamako.
Dans de nombreux quartiers de la capitale, des files de véhicules se forment dès les premières heures de la journée pour tenter d’obtenir du gasoil. Automobilistes, chauffeurs de transport et usagers ordinaires patientent parfois pendant de longues heures, sans garantie d’être servis. Cette situation, visible dans plusieurs points de ravitaillement, alimente les inquiétudes au sein de la population.
Pourtant, à l’approche du mois de Ramadan, les autorités se voulaient rassurantes. Le gouvernement avait indiqué que les réserves de carburant étaient jugées suffisantes et que de nouvelles cargaisons étaient en route afin de sécuriser l’approvisionnement durant cette période marquée par une forte activité économique et sociale.
Deux semaines après le début du mois sacré, la situation sur le terrain semble toutefois plus tendue. L’apparition de difficultés d’approvisionnement ravive les souvenirs de précédentes pénuries qui avaient perturbé le transport urbain, renchéri les coûts de certaines denrées et ralenti les activités économiques.
Dans les milieux économiques et parmi les observateurs, plusieurs interrogations émergent. Certains s’interrogent sur la gestion des stocks disponibles, d’autres évoquent d’éventuelles difficultés dans la chaîne d’importation ou dans la distribution du carburant vers les stations-service.
Quelle qu’en soit l’origine, cette tension sur le gasoil intervient dans un contexte économique déjà sensible pour de nombreux ménages. Une rupture prolongée pourrait avoir des effets en cascade sur le transport, la circulation des marchandises et les prix sur les marchés.
Les autorités sont donc attendues sur des mesures rapides pour stabiliser la situation et clarifier l’état réel des réserves nationales. Une communication transparente et un suivi rigoureux de la distribution apparaissent essentiels pour éviter que cette tension ne se transforme en crise plus profonde.
En attendant, les longues files devant les stations de Bamako restent le signe visible d’un marché du carburant sous pression, à un moment où les Maliens espéraient traverser le mois de Ramadan sans nouvelles perturbations.
Malikunafoni
Mali24




































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