top of page

Nioro du Sahel sous frappes aériennes : les FAMa accentuent la pression sur les groupes armés

 

« Les tentatives de réorganisation ont été neutralisées ». C’est le message central du communiqué diffusé ce mardi 23 décembre 2025 par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), au lendemain d’intenses frappes aériennes menées par les Forces armées maliennes (FAMa) dans le secteur de Nioro du Sahel.

 

Selon cette communication officielle, des vecteurs aériens ont ciblé, le lundi 22 décembre, plusieurs bases de groupes armés terroristes identifiées dans le sud-ouest de Nioro. À Gadiaka Diala, les renseignements militaires faisaient état d’un regroupement suspect visant à préparer de futures attaques. L’opération aérienne déclenchée a permis de détruire ces positions avant leur mise en œuvre opérationnelle.

 

Un second site a été visé dans le village de Gouriel Djedji, toujours dans la même zone. Là encore, les frappes ont été décrites comme précises et efficaces, confirmant la montée en puissance du dispositif aérien des FAMa dans cette partie du territoire national.

 

Parallèlement, dans le cadre d’une mission d’escorte et de sécurisation d’un convoi de camions-citernes, sur l’axe stratégique Bougouni – Kadiana – Bougouni – Bamako, les vecteurs aériens maliens ont neutralisé plusieurs positions terroristes dans les secteurs de Kolondièba et Wakoro, réduisant les capacités de nuisance des groupes armés le long de cet itinéraire vital.

 

Ces opérations traduisent une pression militaire continue exercée sur les groupes terroristes, dont les stratégies de diversion semblent désormais anticipées par l’état-major. Face à l’intensification des frappes, des sources locales rapportent un repli tactique de certains éléments armés, quittant les zones de Kolondièba, Sikasso et Bougouni pour se redéployer vers Belèko, Ména et Massiki, dans la région de Dioïla.

 

Dans cette zone, les groupes armés exploiteraient les pistes rurales de transhumance, appelées “Buurtol” en langue peulh, traditionnellement utilisées pour la circulation des personnes, des marchandises et du bétail. Ces axes, liés à la pratique du “Coggal” (transhumance saisonnière), constituent aujourd’hui des corridors discrets de dissémination pour les terroristes, notamment entre la région de Ségou, le cercle de Fana et le sud de Bougouni.

 

Toujours selon des témoignages locaux, des convois de 30 à 50 motos, transportant parfois deux hommes armés par engin, traverseraient régulièrement ces zones, avant de se diviser à hauteur de Bassiki : certains éléments se dirigeraient vers les cercles de Banan, d’autres vers Kolondièba. Ce sont ces mêmes groupes qui seraient impliqués dans des attaques contre les convois de carburant entre Bougouni et Ouéléssébougou, sur la route de Bamako.

 

Face à cette situation, des voix locales appellent à une opération militaire d’envergure dans cette bande rurale afin de couper durablement ces axes de mobilité et sécuriser les activités économiques et pastorales.

 

Alors que les frappes aériennes se multiplient et que la pression s’accentue sur les groupes armés, l’enjeu reste désormais la stabilisation durable des zones libérées, pour permettre aux populations de reprendre pleinement leurs activités sociales et économiques, dans un climat de sécurité retrouvée.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
bottom of page