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Malgré une économie qu’il juge florissante, Donald Trump doute de l’issue des élections de mi-mandat de 2026

 

« J’ai créé la plus grande économie de l’histoire, mais il faut du temps pour que les gens s’en rendent compte. » Cette phrase, lâchée par Donald Trump dans le Bureau ovale, résume l’état d’esprit du président américain à l’approche des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre 2026. Dans un entretien accordé au Wall Street Journal et publié samedi soir, le chef de l’État a reconnu que son camp pourrait perdre le contrôle du Congrès, en dépit des résultats économiques qu’il revendique depuis son retour à la Maison-Blanche.

 

Élu de nouveau en novembre 2024 et investi le 20 janvier suivant, Donald Trump multiplie depuis près d’un an les déclarations triomphalistes sur la santé de l’économie américaine. Selon lui, les investissements affluent et transforment déjà le paysage industriel du pays. « L’argent qui arrive permet de bâtir des usines automobiles, de développer l’intelligence artificielle, de lancer de nombreux projets », a-t-il expliqué au quotidien économique. Une dynamique réelle, à ses yeux, mais dont l’impact politique reste incertain.

 

Le président admet ainsi une limite majeure : la perception des électeurs. « Je ne peux pas vous dire comment cela va se traduire dans les urnes. Tout ce que je peux faire, c’est mon travail », a-t-il concédé, soulignant le décalage fréquent entre indicateurs macroéconomiques et ressenti populaire. Une lucidité rare chez un dirigeant habitué à l’affirmation sans nuance.

 

Donald Trump continue par ailleurs d’attribuer les difficultés persistantes, notamment l’inflation ressentie par les ménages, à son prédécesseur démocrate Joe Biden. Il se montre toutefois confiant quant à une amélioration prochaine : « D’ici au moment où l’on parlera vraiment des élections, je pense que le niveau des prix sera bon », a-t-il assuré, à près d’un an du scrutin qui renouvellera l’intégralité de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat.

 

Conscient de l’histoire politique américaine, le président rappelle que les élections de mi-mandat sont traditionnellement défavorables au parti au pouvoir. « Même ceux qui ont eu une présidence réussie ont essuyé des revers », a-t-il reconnu, avant d’ajouter : « Nous devrions gagner, mais statistiquement, c’est très difficile. »

 

Les enquêtes d’opinion confirment ce climat d’incertitude. Selon un sondage réalisé par l’université de Chicago pour l’agence AP, publié cette semaine, seuls 31 % des Américains se disent satisfaits de la politique économique menée par Donald Trump. Un chiffre en décalage avec le discours présidentiel, que l’intéressé a vivement contesté sur son réseau Truth Social, dénonçant des sondages incapables, selon lui, de refléter la « grandeur » actuelle de l’économie américaine.

 

Alors que la bataille des législatives de 2026 s’annonce déterminante pour la suite de son mandat, Donald Trump semble osciller entre confiance affichée et prudence stratégique. Reste à savoir si les promesses économiques finiront par convaincre un électorat encore sceptique.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

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