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Le Mali célèbre ses 65 ans de coopération avec la Russie au Forum Afrique-Russie, plaide pour un partenariat « gagnant-gagnant »

Au Caire, lors de la 2ème Conférence ministérielle du Forum de Partenariat Russie-Afrique, le Mali a présenté un vibrant plaidoyer pour un ordre mondial multipolaire et vanté les fruits d’une coopération de plus de six décennies avec Moscou.

 

Une anniversaire diplomatique significatif

 

Le discours, prononcé vendredi, a commencé par une mise en perspective historique. « Fondé sur la confiance, la solidarité et le respect mutuel, le partenariat entre les deux pays est aujourd’hui un pilier de la politique étrangère du Mali », a déclaré le représentant malien. Cette déclaration intervient alors que les deux pays ont célébré, le 14 octobre 2025, le 65ème anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.

 

Des réalisations concrètes mises en avant

 

Le gouvernement malien a dressé un bilan tangible de cette coopération, particulièrement intense ces cinq dernières années. Parmi les réalisations phares citées figurent la centrale solaire de Sanankoroba, présentée comme un « symbole d’indépendance énergétique », et les livraisons russes de blé, d’engrais et d’hydrocarbures. L’accord sur l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, signé en juin 2025 lors de la visite officielle du président Assimi Goïta à Moscou, a été présenté comme un nouvel élan pour les relations bilatérales.

 

Le soutien sécuritaire russe a également été longuement évoqué. « Grâce au soutien technique et logistique de la Russie, nos Forces armées montent en puissance », a-t-il été affirmé, soulignant le rôle de l’AES (Alliance des États du Sahel, regroupant Mali, Burkina Faso et Niger) dans la lutte antiterroriste. La formation de plus de 10 000 cadres maliens en Russie a été mise en avant comme preuve de la « profondeur humaine » de cette coopération.

 

Un discours ancré dans la souveraineté et la refondation régionale

 

Le Mali a inscrit son intervention dans un cadre politique plus large, saluant « l’émergence de nouvelles forces, aspirant à un système international plus juste » et la « convergence des valeurs prônées par les BRICS ». Le pays a défendu la création de la Confédération des États du Sahel (AES) comme une réponse aux « défis persistants du terrorisme et de l’ingérence extérieure ». Cette confédération est présentée non comme un simple pacte de défense, mais comme « une refondation du modèle sahélien » basée sur l’autodétermination.

 

Une feuille de route pour l’avenir

 

Ce forum du Caire est vu par Bamako comme une étape cruciale avant le prochain Sommet Russie-Afrique de 2026. Le Mali y a appelé à « approfondir nos échanges » et à « poser les bases d’un partenariat durable, axé sur la confiance et la coresponsabilité ».

 

Le discours s’est conclu par un appel vibrant : « Vive la coopération entre la Russie et l’Afrique ! Vive l’amitié entre la Russie et le Mali ! Et vive un monde plus juste, plus stable et plus fraternel ! », résumant la vision malienne d’une alliance tournée vers l’établissement d’un nouvel équilibre géopolitique.

 

Le renforcement de ce partenariat, combiné aux projets d’intégration de l’AES, dessine une nouvelle carte des alliances au Sahel. Tous les regards se tournent désormais vers le prochain sommet de 2026, où ces dynamiques bilatérales et régionales devraient être consolidées.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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