Justice : restriction de communication pour l’épouse de Madiambal Diagne, la défense dénonce
- malikunafoninet
- 27 déc. 2025
- 2 min de lecture

« On lui refuse même la possibilité de parler à son époux ». Cette décision du collège des juges d’instruction du parquet financier, révélée par L’Observateur et reprise par le quotidien du Groupe futurs médias, ravive la controverse autour de la détention de Mabintou Diaby, épouse du journaliste sénégalais Madiambal Diagne.
Selon les informations publiées, toute communication téléphonique aurait été interdite à la détenue. Une mesure jugée « disproportionnée » par ses avocats, qui y voient une atteinte grave aux droits fondamentaux de leur cliente. La défense affirme avoir engagé un recours immédiat pour contester cette décision, estimant qu’elle isole excessivement la prévenue, y compris de son mari.
Au-delà de l’aspect judiciaire, l’état de santé de Mabintou Diaby alimente également les inquiétudes. D’après la même source, elle a été transférée au pavillon spécial en raison de complications médicales sérieuses. Des troubles cardiaques et respiratoires importants auraient été diagnostiqués, nécessitant un suivi constant. Une expertise médicale complémentaire, effectuée par un gynécologue le 15 décembre, n’a toutefois pas encore été versée au dossier, laissant la défense dans l’attente de conclusions officielles.
Placée sous mandat de dépôt depuis le 29 novembre, Mabintou Diaby est poursuivie pour association de malfaiteurs et complicité de blanchiment de capitaux en bande criminelle organisée. L’affaire trouve son origine dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui évoque de présumées rétrocommissions estimées à près de 21 milliards de francs CFA. Ces fonds seraient liés à un marché public d’environ 250 milliards de francs CFA attribué par le ministère de la Justice à la société Ellipse Projects. Les enquêteurs soupçonnent qu’une partie des sommes en cause aurait transité par des sociétés proches de l’entourage du journaliste.
Alors que la procédure suit son cours, la défense espère une prise en compte rapide de l’expertise médicale et une révision des conditions de détention. Les prochaines décisions judiciaires pourraient ainsi peser autant sur l’évolution du dossier pénal que sur le débat, de plus en plus vif, autour du respect des droits des personnes poursuivies dans les affaires financières sensibles.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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