Drame migratoire à Joal : la mer rejette une pirogue, 12 vies perdues
- malikunafoninet
- 24 déc. 2025
- 2 min de lecture

Douze corps sans vie au petit matin. C’est l’image glaçante qu’ont découverte les riverains et les secours sur la plage de Joal, à l’issue d’une nuit marquée par l’échouage d’une pirogue transportant des candidats à l’émigration irrégulière.
Les faits se sont produits dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 décembre 2025. Alertées aux environs de 2 heures du matin, les autorités locales ont été informées de l’arrivée d’une embarcation en grande difficulté sur la Petite Côte. À son bord, plus de 200 personnes, pour la plupart des ressortissants étrangers, ainsi que deux Sénégalais.
Selon les premières informations recueillies sur place, la pirogue avait quitté les côtes gambiennes plusieurs jours auparavant. Son objectif : rallier les îles Canaries, en Espagne, au terme d’une traversée périlleuse de l’océan Atlantique. Mais après une longue errance en haute mer, l’embarcation a fini par échouer à Joal, mettant brutalement fin au voyage.
Le bilan humain est lourd. Les secours ont recensé au moins 12 décès. Parmi les survivants, pris en charge dans un état de grande fatigue, figurent 18 femmes ainsi qu’un nourrisson âgé de six mois, symbole poignant de la détresse qui pousse des familles entières à tenter l’aventure.
Dès l’alerte donnée, la brigade de gendarmerie de Joal s’est déployée pour sécuriser la zone, organiser l’assistance aux rescapés et procéder aux premiers constats. Les témoignages font état d’une traversée éprouvante, marquée par l’épuisement, le manque de vivres et les conditions climatiques difficiles.
Une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances exactes du drame. Les autorités cherchent notamment à identifier les réseaux impliqués dans l’organisation de ce voyage clandestin et à comprendre les raisons techniques ou humaines ayant conduit à l’échouage de l’embarcation.
Ce nouveau drame relance, une fois encore, la question de l’émigration irrégulière par la voie maritime, un phénomène persistant en Afrique de l’Ouest. Alors que les recherches se poursuivent et que les survivants sont pris en charge, l’attente se tourne désormais vers les conclusions de l’enquête et les mesures que pourraient annoncer les autorités pour prévenir de telles tragédies.
Oura KANTE
Malikunafoni
SENEWEB










































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