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Crise à la FEMAFOOT : la direction en place s’accroche au cadre statutaire

 

Malgré une vague de démissions au sein de l’instance dirigeante du football malien, le scénario d’un abandon du pouvoir ne semble pas à l’ordre du jour à la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). Au contraire, le camp conduit par Mamoutou Touré, dit Bavieux, affiche sa volonté de poursuivre le mandat jusqu’à son terme, en s’appuyant sur les textes en vigueur.

 

Une crise institutionnelle qui s’enlise

 

La FEMAFOOT traverse depuis plusieurs semaines une période de fortes turbulences, marquée par le départ successif de plusieurs membres de son Comité exécutif. Ces démissions, perçues par certains observateurs comme un coup sévère porté à la gouvernance fédérale, n’ont toutefois pas produit l’effet escompté sur l’équipe dirigeante actuelle.

 

Selon des informations rapportées par le journaliste Boun Afane, la direction fédérale n’envisagerait pas de se retirer ni de provoquer une fin anticipée du mandat.

 

Le levier juridique au cœur de la stratégie

 

Au centre de la position du camp Touré figure une disposition précise des Statuts 2025 de la FEMAFOOT. L’article 38.9, cité comme référence interne, autoriserait le remplacement des membres démissionnaires du Comité exécutif afin d’assurer la continuité institutionnelle.

 

Cette lecture des textes permettrait à l’équipe dirigeante de recomposer l’organe exécutif sans passer par une remise à plat immédiate de la gouvernance, et ainsi de poursuivre normalement les activités fédérales.

 

Une bataille qui se déplace sur le terrain du droit

 

Avec cette stratégie, le bras de fer autour de la FEMAFOOT ne se joue plus uniquement sur le plan politique ou médiatique, mais également sur le terrain juridique et statutaire. Le camp Touré mise sur la légalité des procédures internes pour justifier son maintien, face à une contestation qui s’exprime surtout par des démissions et des prises de position publiques.

 

Cette situation entretient une zone d’incertitude quant à l’avenir de la fédération, dans un contexte où le football malien reste sous étroite surveillance des acteurs nationaux et internationaux.

 

Vers une nouvelle étape de la crise ?

 

Reste à savoir si cette interprétation des statuts sera acceptée par l’ensemble des parties prenantes, ou si elle donnera lieu à de nouvelles contestations, voire à des arbitrages externes. Dans l’immédiat, une chose est claire : le camp Touré n’entend pas céder, et la crise institutionnelle de la FEMAFOOT semble loin de connaître son épilogue.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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