top of page

Crise politique au Mali : des anciens partis défient la dissolution devant la justice


« Nous ne défendons pas seulement des partis, nous défendons le droit des Maliens à la pluralité et à la démocratie. » Ce sont les mots de Me Mountaga Tall, avocat et figure centrale d’une action judiciaire inédite engagée par d’anciens responsables politiques maliens.


Sur le terrain judiciaire, les recours s’organisent. Cette semaine, plusieurs anciens partis dissous ont simultanément saisi les six Tribunaux de Grande Instance de Bamako ainsi que la Section administrative de la Cour Suprême. Objectif : contester la légalité du décret présidentiel ayant ordonné leur dissolution, ainsi que la loi n°2025-005 du 13 mai 2025.


Les avocats dénoncent une atteinte grave aux libertés fondamentales, notamment aux droits d’association et de participation à la vie politique. Une plainte pénale a également été déposée contre deux membres du CNT, Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keita, pour insultes publiques, diffamation et menaces de mort, des faits relayés par messages vocaux. Les plaignants rappellent qu’aucune immunité ne protège ces membres, selon l’article 103 de la Constitution de 2023.


En parallèle, une exception d’inconstitutionnalité a été soulevée sur la base de plusieurs articles de la Loi fondamentale, afin de porter l’affaire devant la Cour constitutionnelle.


Un comité de suivi a été mis en place pour informer l’opinion nationale. Pour les requérants, cette bataille va au-delà des partis : elle engage l’avenir du pluralisme politique au Mali.


Par

Oura KANTE

Malikunafoni

1 commentaire

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
Zoumana Sangaré
22 mai 2025

Wait and see, comme disent les anglais attendons voir la suite

J'aime
bottom of page