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Coopération États-Unis–Niger : Niamey trace sa propre voie sécuritaire


« Il ne s’agit pas de rompre pour s’isoler, mais de coopérer autrement, sur la base de la souveraineté », affirme un haut responsable militaire nigérien rencontré à Niamey.

 

Niamey, En mars 2024, le Niger a officiellement mis fin à son accord de défense avec les États-Unis, marquant un virage diplomatique fort dans la région sahélienne. Cette décision, portée par le régime militaire de transition, traduit une volonté assumée de reconfigurer les partenariats sécuritaires du pays.

 

Sur le terrain, le désengagement américain a laissé un vide, notamment en matière de renseignement et de logistique. Les forces armées nigériennes, désormais privées de ce soutien crucial, s’efforcent de renforcer leurs capacités internes tout en explorant de nouvelles pistes de coopération. Selon nos sources, des discussions sont en cours avec plusieurs États africains et partenaires non occidentaux.

 

Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large de réaffirmation de la souveraineté nationale, enclenché depuis le changement de pouvoir à Niamey. Les autorités de transition cherchent à rompre avec la dépendance historique envers les puissances occidentales.

 

Si la communauté internationale reste divisée entre inquiétude face à un possible vide sécuritaire et volonté d'établir de nouveaux liens Niamey, elle, maintient le cap. Le Niger entend désormais bâtir sa sécurité sur des bases redéfinies, dans un Sahel en perpétuelle recomposition.

Malikunafoni

 

 

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