Approvisionnement en hydrocarbures : les importations reprennent, la pression retombe progressivement
- malikunafoninet
- il y a 1 minute
- 2 min de lecture

« Plus de 54 % des stations ont été ravitaillées en une semaine. » Ce chiffre, communiqué lors d’un récent cadre d’échanges entre l’État et les acteurs pétroliers, illustre un tournant dans la gestion de l’approvisionnement national en hydrocarbures, après plusieurs semaines de fortes tensions.
Réunis le jeudi 22 janvier 2026 à Bamako, les représentants du ministère de l’Industrie et du Commerce et les professionnels du secteur pétrolier ont dressé un état des lieux précis de la situation. Au centre des discussions : la capacité du pays à stabiliser durablement l’alimentation des stations-service et à prévenir les pénuries récurrentes.
Les données présentées par l’administration du commerce font état d’un volume total de plus de 40 millions de litres importés entre le 12 et le 18 janvier, acheminés par près de 900 camions-citernes. À cela s’ajoutent plus de 14 millions de litres supplémentaires réceptionnés sur la période suivante. Ces apports successifs ont permis d’alimenter une large partie du réseau de distribution et d’atténuer sensiblement les longues files d’attente observées ces dernières semaines.
Si l’amélioration est jugée réelle, les participants n’ont pas éludé les fragilités persistantes du système. Le rationnement en cours, combiné à la constitution progressive de réserves, a été maintenu comme mesure de prudence. L’objectif affiché est clair : sécuriser l’approvisionnement tout en évitant les ruptures brutales liées à des chocs logistiques ou à une hausse soudaine de la demande.
Dans cette perspective, le ministre de l’Industrie et du Commerce a insisté sur la nécessité d’instaurer un véritable stock de sécurité à vocation commerciale. Une anticipation jugée stratégique à l’approche du mois de Ramadan, période traditionnellement marquée par une consommation accrue de produits énergétiques.
Les opérateurs ont également relevé un signal encourageant : l’augmentation continue du nombre de camions-citernes entrant sur le territoire depuis la mi-janvier. Cette dynamique, si elle se confirme, pourrait renforcer la résilience du dispositif national d’approvisionnement et offrir une plus grande marge de manœuvre aux autorités comme aux distributeurs.
Reste désormais à transformer cette accalmie conjoncturelle en stabilité durable. Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer l’efficacité des mesures annoncées et la capacité du pays à prévenir de nouvelles tensions sur le marché des hydrocarbures.
Oura KANTE
Malikunafoni










































Commentaires