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Coopération spatiale : Washington engage l’Afrique vers des programmes autonomes et transparents

 

« L’espace est désormais un levier stratégique de développement et de souveraineté. » C’est autour de cette conviction qu’a été lancée, ce jour, la première réunion de formation technique et réglementaire spatiale États-Unis–Afrique, marquant un tournant dans la coopération spatiale entre Washington et plusieurs pays africains.

 

Présidant la rencontre inaugurale, l’ambassadeur Jonathan Pratt, haut responsable du Bureau des affaires africaines du département d’État américain, a posé les bases d’un partenariat axé sur le renforcement des capacités nationales africaines. L’objectif affiché : accompagner les États du continent dans la mise en place de programmes spatiaux financièrement viables, conformes aux normes internationales et pleinement souverains.

 

Selon M. Pratt, les États-Unis entendent soutenir des initiatives spatiales africaines indépendantes, transparentes et à l’abri de toute influence extérieure excessive. Une approche qui s’inscrit dans un contexte où l’Afrique compte désormais plus de 60 satellites en orbite, utilisés notamment pour l’observation de la Terre, les télécommunications, la gestion des ressources naturelles et la sécurité.

 

Cette réunion constitue la première étape d’une série de formations techniques et réglementaires prévues en amont de la conférence NewSpace Africa, programmée du 20 au 23 avril 2026 à Libreville, au Gabon. Elle vise à harmoniser les cadres juridiques, renforcer les compétences institutionnelles et promouvoir une utilisation responsable et durable de l’espace.

 

Des représentants des agences spatiales de douze pays africains ont pris part aux travaux, notamment le Sénégal, le Nigéria, le Kenya, l’Égypte, l’Éthiopie, le Gabon, le Rwanda et l’Angola. Étaient également présents des responsables du département américain de la Guerre, du département du Commerce et de la Commission fédérale des communications, illustrant l’approche transversale de Washington sur les questions spatiales.

 

Au terme des échanges, les participants se sont engagés à approfondir leur coopération afin de bâtir une gouvernance spatiale africaine crédible, fondée sur la transparence, le partage d’expertise et le respect du droit international. Un chantier stratégique dont les premiers résultats sont attendus lors du rendez-vous de Libreville en 2026.

 

News Afrique

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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