Coopération sanitaire États-Unis–Côte d’Ivoire : un virage vers l’autonomie et la responsabilité
- malikunafoninet
- 31 déc. 2025
- 2 min de lecture

937 millions de dollars sur cinq ans. C’est le montant du protocole d’accord sanitaire que les États-Unis viennent de conclure avec la République de Côte d’Ivoire, scellant un changement de cap dans la coopération internationale en matière de santé.
Inscrit dans la stratégie américaine dite de « l’Amérique d’abord » pour la santé mondiale, l’accord repose sur un principe clair : renforcer la sécurité sanitaire des États-Unis en agissant à la source des épidémies, tout en mettant fin à une aide sans limite pour les contribuables américains. Désormais, l’assistance est conditionnée à une appropriation nationale, à des co-investissements et à des résultats mesurables.
Concrètement, Washington s’engage à mobiliser jusqu’à 487 millions de dollars d’appui ciblé sur cinq ans. De son côté, la Côte d’Ivoire prévoit un effort financier conséquent : 450 millions de dollars de fonds nationaux supplémentaires destinés à atteindre l’autonomie financière du secteur. Une enveloppe de 125 millions de dollars sera notamment dédiée à la prise en charge intégrale du personnel de santé de première ligne et des produits médicaux essentiels.
L’objectif affiché est d’endiguer les épidémies dès leur apparition, avant qu’elles ne franchissent les frontières. Le protocole d’accord prévoit ainsi le renforcement des systèmes de surveillance épidémiologique et de laboratoire, la modernisation des chaînes d’approvisionnement et des systèmes de données sanitaires, ainsi que la consolidation des services de santé de proximité pour une détection et une riposte plus rapides.
Au-delà de la santé publique, l’accord ouvre aussi des perspectives économiques. Il encourage le recours à des solutions modernes de logistique, de gestion des données et de chaîne d’approvisionnement, offrant des opportunités accrues aux entreprises américaines impliquées dans la lutte contre les maladies infectieuses.
Selon les autorités américaines, des systèmes de santé plus solides dans les pays partenaires réduisent le risque d’épidémies incontrôlées et, par ricochet, la probabilité de propagation de maladies vers les États-Unis. Cette coopération renouvelée avec la Côte d’Ivoire pourrait ainsi servir de modèle pour de futurs accords, à l’heure où la santé mondiale se redessine autour de la souveraineté nationale et de la performance des investissements publics.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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