Capture de Nicolás Maduro : les coulisses d’une opération militaire hors norme
- malikunafoninet
- 4 janv.
- 3 min de lecture

« Une seule erreur aurait pu faire échouer toute la mission. » Cette phrase du chef d’état-major américain, le général Dan Caine, résume l’ampleur et la complexité de l’opération qui a conduit, dans la nuit du 2 au 3 janvier 2025, à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines.
Des mois de préparation dans l’ombre
Baptisée Absolute Resolve (« Détermination absolue »), l’opération n’est pas née dans l’urgence. Selon les autorités américaines, elle a été minutieusement préparée pendant plusieurs mois. Dès le mois d’août, la CIA aurait déployé une cellule clandestine au Venezuela afin de suivre de près les habitudes du chef de l’État : ses déplacements, ses lieux de résidence, ses itinéraires et même certains détails de sa vie quotidienne.
Cette surveillance rapprochée s’est appuyée sur une combinaison de technologies de pointe — notamment des drones furtifs — et sur des renseignements humains fournis par une personne de l’entourage de Nicolás Maduro. D’après la presse américaine, ces informations ont été jugées décisives. La récompense de 50 millions de dollars promise par Washington pour toute information menant à sa capture aurait joué un rôle clé dans cette coopération.
Le feu vert présidentiel et la fenêtre idéale
Si le président Donald Trump avait validé le principe de l’opération depuis plusieurs semaines, les chefs militaires ont insisté pour attendre des conditions optimales, notamment sur le plan météorologique. Le feu vert final aurait été donné vendredi soir à 22 h 46.
Le choix du moment visait à maximiser l’effet de surprise tout en limitant les risques pour les civils et les forces engagées. Dans les jours précédant l’intervention, les États-Unis ont renforcé discrètement leur présence militaire dans la région : avions des forces spéciales, appareils de guerre électronique, drones armés, hélicoptères et bombardiers stratégiques ont été mobilisés.
Une intervention éclair au cœur de la nuit
Dans la nuit de l’opération, près de 150 avions ont décollé depuis une vingtaine de bases américaines. Vers une heure du matin, des hélicoptères ont atteint la résidence de Nicolás Maduro. Les forces spéciales ont essuyé des tirs, mais la situation a rapidement tourné à leur avantage.
Selon le général Dan Caine, le président vénézuélien et son épouse, Cilia Flores, ont fini par se rendre sans opposer de résistance. L’extraction a été menée en moins de trois heures. À 3 h 29, les forces américaines quittaient les lieux.
Transfert et suites judiciaires
Le couple présidentiel a d’abord été transféré à bord de l’USS Iwo Jima, un navire d’assaut américain, avant d’être acheminé vers New York. Nicolás Maduro y attend désormais son jugement pour des accusations de narcoterrorisme portées par la justice américaine.
Donald Trump a affirmé que l’opération aurait pu tourner au drame. Selon lui, le président vénézuélien a tenté de fuir avant d’être intercepté. « Il n’a pas atteint la porte, nos hommes ont été plus rapides », a-t-il déclaré.
Une région sous tension
Les autorités américaines assurent que leurs forces restent en état d’alerte maximale dans la région, prêtes à faire face à toute évolution de la situation. Cette arrestation spectaculaire pourrait avoir des répercussions majeures sur l’équilibre politique du Venezuela et sur les relations internationales en Amérique latine dans les semaines à venir.
Source : Le Parisien ( informations reprises et reformulées par )
Oura KANTE
Malikunafoni










































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