Burkina Faso : un nouveau visage pour l’exécutif, entre sécurité, production et mobilisation nationale
- malikunafoninet
- 13 janv.
- 2 min de lecture

À Ouagadougou, l’exécutif burkinabè a opéré un réajustement stratégique. Par décret présidentiel pris le 12 janvier 2026, le Chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé à un remaniement du Gouvernement, sur proposition du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Une recomposition qui intervient dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, économiques et sociaux.
Un noyau dur renforcé autour des ministères stratégiques
Le nouvel attelage gouvernemental met clairement l’accent sur les secteurs jugés vitaux pour la Transition. La Défense et la Guerre patriotique sont confiées au général de division Célestin Simporé, tandis que la Sécurité reste sous la conduite du commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana. Deux portefeuilles clés au cœur de la lutte contre l’insécurité.
L’Agriculture, l’Eau et les Ressources animales et halieutiques, pilier de l’économie nationale, est désormais dirigée par le commandant Ismaël Sombie, avec l’appui d’un ministre délégué chargé spécifiquement des ressources animales, Amadou Dicko. Une configuration qui traduit la volonté d’accélérer la production et de renforcer la résilience alimentaire.
Continuité économique et réorganisation institutionnelle
Au plan économique, Aboubakar Nacanabo conserve la gestion des Finances et de l’Économie, épaulé par une ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré. L’Administration territoriale et la Mobilité reviennent à Émile Zerbo, tandis que l’Énergie, les Mines et les Carrières sont confiées à Yacouba Zabré Gouba.
La diplomatie burkinabè reste conduite par Karamoko Jean Marie Traoré, avec une ministre déléguée aux Affaires étrangères, Bebgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, signe d’un renforcement de l’action extérieure du pays.
Social, jeunesse et savoir au cœur de la Transition
Le remaniement touche également les secteurs sociaux et éducatifs. La Santé est désormais dirigée par Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, alors que la Famille et la Solidarité nationale sont confiées au lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré.
L’éducation est répartie entre plusieurs départements : Jacques Sosthène Dingara à l’Enseignement de base, Moumouni Zoungrana au Secondaire et à la Formation professionnelle, et Adjima Thiombiano à l’Enseignement supérieur, à la Recherche et à l’Innovation. La Jeunesse, les Sports et l’Emploi sont confiés à Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara.
Une équipe appelée à produire des résultats
Communication, culture et tourisme sont placées sous la responsabilité de Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, également porte-parole du Gouvernement, tandis que la Justice est confiée à Edasso Rodrigue Bayala. L’Industrie et le Commerce reviennent à Serge Gnaniodem Poda, et la « Construction de la Patrie » à Mikaïlou Sidibé, un intitulé qui reflète l’orientation idéologique et mobilisatrice de la Transition.
Publié au Journal officiel du Faso, ce décret marque une nouvelle étape dans la conduite des affaires publiques. Reste désormais à voir comment cette équipe remaniée traduira, sur le terrain, les priorités affichées : sécurité, souveraineté, relance économique et cohésion sociale. Les prochains mois seront déterminants pour jauger l’impact réel de ce nouveau dispositif gouvernemental.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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