Assemblée nationale ivoirienne : Patrick Achi trace la feuille de route parlementaire de 2026
- malikunafoninet
- il y a 2 jours
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« La stabilité n’est jamais acquise, elle se construit chaque jour. » C’est autour de cette conviction que s’est articulée la première prise de parole solennelle de Patrick Achi en tant que président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Ce lundi 19 janvier 2026, à l’Hémicycle du Palais de l’Assemblée nationale, l’ancien chef du gouvernement, récemment élu à la tête du Parlement, a officiellement ouvert la première session ordinaire de l’année.
La cérémonie, marquée par une forte mobilisation des députés de la troisième législature, s’est déroulée en présence de hautes autorités de l’État, dont le Vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, représentant le Président de la République.
Dans une atmosphère solennelle, les élus, arborant écharpes et insignes aux couleurs nationales, ont donné le ton d’un mandat placé sous le signe de la responsabilité institutionnelle. Pour Patrick Achi, cette session d’ouverture dépasse le simple rituel parlementaire : elle inaugure une nouvelle manière d’aborder le travail législatif dans un monde en mutation rapide.
Face aux députés, le président de l’Assemblée nationale a d’abord tenu à exprimer sa reconnaissance au Chef de l’État pour la confiance accordée, tout en saluant l’action de son prédécesseur, Adama Bictogo, dont il a souligné l’engagement au service de l’Institution.
Mais très vite, le discours a pris une dimension plus large. Patrick Achi a replacé l’action parlementaire ivoirienne dans un contexte international instable, marqué par les tensions géopolitiques, la remise en cause du multilatéralisme, les fragilités économiques et l’accélération technologique. Autant de dynamiques mondiales qui, selon lui, produisent des effets directs sur les sociétés africaines, en particulier en Afrique de l’Ouest, confrontée à des défis sécuritaires et sociaux persistants.
Dans ce paysage incertain, la Côte d’Ivoire, a-t-il rappelé, a fait le pari de la continuité institutionnelle et des réformes. Une option qui impose, selon ses mots, « des lois équitables, des arbitrages budgétaires responsables et une action publique tournée vers l’avenir ». Pour le président du Parlement, cette exigence fait de l’Assemblée nationale un acteur central de la vision d’une Côte d’Ivoire forte et inclusive.
Il a ainsi invité les députés à dépasser les postures partisanes pour bâtir un Parlement capable de traduire les politiques publiques en textes efficaces, lisibles et utiles aux citoyens. L’objectif affiché est clair : construire un « Grand Parlement », fondé sur la rigueur du travail législatif, le dialogue avec le Gouvernement et une écoute permanente des préoccupations populaires.
Sur le plan opérationnel, la session qui s’ouvre sera dense. Vingt-quatre projets de loi figurent à l’ordre du jour, couvrant des secteurs clés tels que la santé, la fiscalité, la protection sociale, les droits humains et l’intégration régionale. À cela s’ajoutent plusieurs textes liés à la ratification d’ordonnances et de conventions internationales.
En clôture de son allocution, Patrick Achi a annoncé la mise en place prochaine des principaux organes de fonctionnement de l’Assemblée nationale, notamment le Bureau, les groupes parlementaires et les commissions permanentes, étape indispensable au démarrage effectif des travaux.
Au-delà du protocole, cette ouverture de session marque ainsi le lancement d’un cycle parlementaire décisif, attendu tant par les institutions que par les citoyens, dans un contexte où les choix législatifs pèseront durablement sur l’avenir du pays.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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