AIBD en liesse avant même l’atterrissage des Lions
- malikunafoninet
- il y a 3 jours
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« On ne pouvait pas rester à la maison ce soir. » Comme ce supporter arrivé de Rufisque en début d’après-midi, ils sont des milliers à avoir convergé très tôt vers l’aéroport international Blaise Diagne. Bien avant l’heure annoncée de l’atterrissage, l’AIBD s’est transformé en un vaste point de ralliement populaire.
Dès la fin de journée, les abords de la plateforme aéroportuaire ont commencé à se remplir. Des groupes de jeunes, des familles entières, des anciens venus avec leurs drapeaux : le football a encore joué son rôle de ciment social. À mesure que la nuit tombait, l’ambiance montait d’un cran, portée par les chants, les percussions et les pas de danse improvisés.
Ce rassemblement spontané dit beaucoup de la relation particulière entre le Sénégal et son équipe nationale. Les « Lions » ne sont pas seulement attendus pour un retour sportif, mais comme des symboles de fierté collective. Chaque nom de joueur scandé devient un hommage, chaque refrain une manière de dire merci.
Face à l’affluence, un dispositif sécuritaire a été déployé pour canaliser la foule et maintenir l’accès aux zones sensibles de l’aéroport. Les forces de l’ordre veillent, pendant que les supporters patientent, parfois assis à même le sol, parfois perchés sur des murets, tous tournés vers une même attente.
À l’approche de 21 h 30, heure prévue de l’arrivée du vol spécial, la tension joyeuse est montée d’un cran. Les regards se fixent vers la piste, les téléphones sont prêts, les voix s’échauffent. L’avion n’a pas encore touché le sol que l’accueil, lui, est déjà gagné.
Cette soirée pourrait n’être qu’un prélude. Une fois les Lions sortis de l’aéroport, c’est tout Dakar — et bien au-delà — qui s’apprête à prolonger la célébration, confirmant une fois encore que, au Sénégal, le football dépasse largement le cadre du sport.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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