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À l’ONU, l’AES appelle à regarder l’histoire en face et à réparer les injustices liées à l’esclavage

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

 

« Il faut faire la lumière, il faut réparer. » C’est le message porté par la Confédération des États du Sahel lors d’une séance de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée à la mémoire de l’esclavage et du commerce transatlantique des esclaves.

 

Prenant la parole au nom des pays membres de l’AES – le Mali, le Niger et le Burkina Faso – le représentant de la confédération a rendu hommage aux millions d’Africains arrachés à leur terre et réduits en esclavage. Une tragédie historique dont les conséquences, selon lui, continuent d’affecter profondément le continent.

 

Dans son intervention, l’AES a rappelé que la commémoration ne devait pas se limiter à un simple devoir de mémoire. Pour la confédération sahélienne, cette journée doit aussi permettre d’identifier clairement les responsabilités historiques et d’engager des actions concrètes en faveur de la justice et de la dignité des peuples africains.

 

Le discours a également dénoncé certaines attitudes internationales jugées paternalistes ou néocoloniales envers les pays africains. Selon l’AES, certaines puissances continueraient d’intervenir dans les affaires internes du continent tout en évitant de reconnaître pleinement les injustices du passé.

 

La confédération estime par ailleurs que l’exploitation historique de l’Afrique ne s’est pas seulement traduite par la traite des esclaves, mais aussi par une longue période d’appauvrissement et de désorganisation économique du continent. Elle affirme que les ressources africaines continuent aujourd’hui d’être convoitées dans un contexte marqué par l’insécurité et les conflits.

 

Face à cette situation, les pays du Sahel réaffirment leur volonté de défendre la souveraineté et la dignité des peuples africains. Ils soutiennent notamment l’initiative visant à reconnaître officiellement l’esclavage et la traite transatlantique comme l’un des crimes les plus graves contre l’humanité et à ouvrir la voie à des réparations.

 

Dans ce cadre, l’AES a salué le rôle joué par le Ghana dans la promotion de cette démarche au niveau international et exprimé sa reconnaissance au président ghanéen John Dramani Mahama pour son engagement sur cette question.

 

Pour les pays de la Confédération des États du Sahel, cette mobilisation internationale autour de la mémoire de l’esclavage doit désormais déboucher sur des actions concrètes. L’objectif affiché est clair : transformer le travail de mémoire en véritable levier de justice historique et de dignité pour les peuples africains.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

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