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À l’approche du Ramadan, le gouvernement mise sur l’anticipation pour éviter les tensions sur les marchés

  • 20 janv.
  • 2 min de lecture

 

« Tout est mis en œuvre pour que les populations puissent traverser le mois de Ramadan sans rupture ni flambée des prix. » C’est par ce message de sérénité que le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a donné le ton lors d’une rencontre stratégique avec les acteurs économiques, à quelques semaines du début du mois sacré.

 

Dans un contexte marqué par une forte pression sur les produits de première nécessité à l’approche du Ramadan, les autorités ont choisi de jouer la carte de l’anticipation. Autour de la table : importateurs, opérateurs économiques et responsables de la chaîne d’approvisionnement, réunis pour évaluer l’état réel du marché national et prévenir toute spéculation.

 

Au cœur des échanges, une priorité clairement affichée : garantir la disponibilité et l’accessibilité des denrées de grande consommation. Pour y parvenir, le gouvernement s’appuie sur des mesures fiscales ciblées, notamment la suspension de certaines taxes à l’importation, dont la TVA et la taxe conjoncturelle, afin de limiter les hausses de prix sur les produits essentiels.

 

La question des hydrocarbures, souvent déterminante dans la chaîne logistique, n’a pas été éludée. Le ministre a reconnu les difficultés observées ces dernières semaines, tout en soulignant que des actions correctives sont déjà en cours. Un accent particulier a été mis sur l’axe de Kayes, dont la reprise opérationnelle est annoncée à brève échéance, avec l’objectif de fluidifier l’approvisionnement des opérateurs.

 

Autre levier mobilisé par l’État : la constitution de stocks stratégiques. Comme lors des précédents Ramadans, un stock tampon de 25 000 tonnes de sucre a été annoncé, destiné à stabiliser le marché et à contenir toute tentative de spéculation.

 

L’agriculture nationale apporte également sa contribution. À travers l’Office du Niger, le secteur met à disposition 15 000 tonnes de riz, une offre portée par l’interprofession rizicole, qui devrait renforcer la capacité du pays à répondre à la hausse saisonnière de la demande.

 

En saluant l’engagement des opérateurs économiques, le ministre a insisté sur leur rôle central dans la résilience du système d’approvisionnement, rappelant que leur mobilisation constante, y compris lors des Ramadans précédents, a permis d’éviter des ruptures majeures.

 

À l’approche du mois béni, les autorités entendent ainsi maintenir une vigilance constante sur les marchés. Les prochaines semaines seront déterminantes pour mesurer l’efficacité de ce dispositif et rassurer durablement les consommateurs.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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