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À Bamako, Ogobagna réaffirme la culture comme moteur de résilience nationale

 

« Quand la culture tient bon, la nation avance. » C’est dans une atmosphère à la fois solennelle et festive que la 11ᵉ édition du Festival culturel Ogobagna a ouvert ses portes, ce lundi 26 janvier 2026, sur la place du Cinquantenaire à Bamako.

 

Présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, la cérémonie d’ouverture a rassemblé une forte mobilisation institutionnelle, politique et diplomatique, illustrant le poids symbolique et stratégique de cet événement culturel devenu, au fil du temps, un marqueur de l’identité nationale.

 

Un festival qui dépasse le cadre festif

 

Bien plus qu’un simple rendez-vous artistique, Ogobagna s’impose aujourd’hui comme un espace de dialogue entre mémoire, création et avenir. Placée sous le thème « Culture du Mali : Dialogue, Créativité et Résilience pour un Développement Durable », cette 11ᵉ édition s’inscrit dans une dynamique de réflexion sur le rôle structurant de la culture dans un contexte de transition.

 

La présence de plusieurs personnalités de premier plan — parmi lesquelles la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, le conseiller spécial du Président de la République Aguibou Dembélé, l’ancien Président par intérim Pr Dioncounda Traoré, ainsi que d’anciens membres de gouvernements et des représentants diplomatiques — témoigne de la reconnaissance nationale et internationale accordée au festival.

 

La culture au cœur de l’action publique

 

Prenant la parole, le ministre Mamou Daffé est revenu sur la portée historique de l’année 2025, proclamée Année de la Culture par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Selon lui, cette décision a permis de repositionner la culture comme un levier fondamental de souveraineté, de cohésion sociale et de développement durable.

 

Un message partagé par Nouhoum Tapily, président de l’Association Ginna Dogon, organisatrice du festival, qui a salué une année jugée « riche et féconde », tout en rappelant que la culture demeure le socle de l’équilibre social malien.

 

La communauté Bozo à l’honneur

 

Particularité de cette édition, la communauté Bozo est l’invitée d’honneur. À travers cette mise en lumière, Ogobagna poursuit sa mission de valorisation des identités culturelles du Mali, en célébrant la diversité comme une richesse collective et un facteur d’unité.

 

Danses, traditions, savoir-faire et expressions artistiques populaires seront ainsi au cœur des activités prévues tout au long du festival.

 

Un rendez-vous culturel devenu stratégique

 

En présidant cette cérémonie d’ouverture, le ministre Mamou Daffé a confirmé la place centrale d’Ogobagna dans le paysage culturel national. Le festival s’affirme désormais comme un instrument de rayonnement culturel, mais aussi comme un outil de consolidation de la souveraineté culturelle, en droite ligne avec la vision des autorités de la Transition.

 

Alors que Bamako vibre au rythme des expressions culturelles, Ogobagna rappelle une évidence souvent oubliée : au Mali, la culture n’est pas un luxe, mais une force structurante pour bâtir l’avenir.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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