Deux militaires maliens et le préfet de Dioïla ont retrouvé la liberté
- 16 mars
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« Unis, nous vaincrons. » Par cette formule, l’état-major général des Armées a annoncé un développement présenté comme majeur dans plusieurs dossiers d’enlèvements liés à l’insécurité au Mali. Deux soldats des Forces armées maliennes, retenus depuis plusieurs mois, ont réussi à s’échapper en Mauritanie avant de regagner le territoire national. Dans le même temps, le préfet de Dioïla, lui aussi enlevé il y a quelques semaines, est parvenu à fuir ses ravisseurs.
Selon les informations communiquées par les FAMa, les deux militaires se sont exfiltrés dans la nuit du 13 au 14 mars 2026 depuis un camp de réfugiés situé en Mauritanie. L’armée malienne explique que cette issue a été favorisée par les opérations menées dans la zone frontalière entre le Mali et la Mauritanie, ainsi que dans la forêt du Wagadou, un secteur souvent cité dans les enjeux sécuritaires de l’Ouest malien.
Les deux hommes ont ensuite été récupérés à Goundam. Une fois sur place, ils ont été remis aux services compétents, conformément aux procédures en vigueur. Il s’agit du cavalier de 1re classe Mohamed Wangaraba, du 633e escadron de reconnaissance, et du cavalier de 1re classe Mahamed El Maouloud Diallo, du 635e régiment blindé.
Leur disparition remontait au 9 octobre 2025. D’après l’armée, ils avaient été enlevés sur le fleuve Niger alors qu’ils se trouvaient en permission. Leur retour marque donc la fin de plusieurs mois de captivité, dans un contexte où les cas d’enlèvements continuent d’alimenter l’inquiétude dans plusieurs régions du pays.
Autre fait signalé dans le même communiqué : l’évasion du préfet de Dioïla, Alidji Bagna. Enlevé le 14 février 2026 vers Kalifabougou, entre Fana et Dioïla, il aurait échappé à ses ravisseurs le 13 mars dans la zone de Macina. Les FAMa précisent qu’il est arrivé sain et sauf à Tenenkou, où il a été pris en charge.
À travers cette communication, le chef d’état-major général des Armées veut surtout envoyer un message de fermeté et de continuité. L’institution assure que les opérations se poursuivent pour obtenir la libération des autres personnes encore détenues. Cette double annonce, militaire et administrative, intervient ainsi comme un signal de soulagement, mais aussi comme un rappel de la persistance de la menace dans plusieurs zones du pays.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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