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Un joint pour “mieux réfléchir” : trois jours ferme pour un étudiant en pleine période d’examens

  • 5 déc. 2025
  • 2 min de lecture

 

« Je voulais seulement stimuler ma réflexion ». Cette phrase, lâchée d’une voix hésitante par O. A. Ly devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, a résumé l’audience du jour. L’étudiant en philosophie, placé sous mandat de dépôt depuis le 2 décembre, répondait de détention et d’usage de drogue après une interpellation qui a tourné court en pleine nuit sur la corniche.

 

Une patrouille nocturne qui déraille

 

Dans la nuit du 30 novembre, aux alentours de 3 h, une équipe de la brigade de recherches du commissariat du Point E effectue une ronde près du parc Magic Land. En descendant vers les rochers de la corniche, les policiers tombent sur deux jeunes hommes, assis face à la mer. Le contrôle de routine vire à la fouille corporelle : un demi-cornet de chanvre indien est retrouvé dans la sacoche de S. Kane.

 

Très vite, O. A. Ly reconnaît que la drogue lui appartient. Son camarade, étudiant en sociologie, jure de son innocence, affirmant qu’il avait pris la sacoche de son ami uniquement pour « frimer ».

 

À la barre, un aveu surprenant

 

Devant les juges, O. A. Ly assume tout : la possession, la consommation et… la raison. Il confie que, stressé par les examens, il pensait qu’un peu de chanvre l’aiderait à « accélérer sa réflexion ». De son côté, S. Kane maintient qu’il n’a jamais touché à la drogue retrouvée sur lui.

 

Le procureur, sévère, rappelle la loi et demande son application stricte, tandis que l’avocat de la défense, Me Moussa Cissé, plaide la clémence et réclame une dispense de peine.

 

Verdict : un seul coupable

 

Au terme des débats, le tribunal tranche : O. A. Ly est reconnu coupable et écope de trois jours de prison ferme. S. Kane est acquitté, faute de preuve d’implication.

 

Et maintenant ?

 

L’affaire, anodine en apparence, relance discrètement le débat sur la consommation de stupéfiants chez les étudiants en période de forte pression académique. Reste à voir si ce jugement fera office d’avertissement ou si le phénomène continuera de s’inviter dans les nuits dakaroises, loin des salles d’examen.

 

SENEWEB

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

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