google.com, pub-1938003301785998, DIRECT, f08c47fec0942fa0
top of page

Dakar : Abdoulaye Diop plaide pour une souveraineté africaine renforcée face aux défis sécuritaires et géopolitiques

  • il y a 37 minutes
  • 2 min de lecture

 

« La souveraineté nationale ne peut être pleinement efficace sans une dynamique de solidarité entre États africains », a souligné le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, lors d’une intervention marquante à Dakar.

 

C’est dans le cadre du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique que le chef de la diplomatie malienne a pris part, le lundi 20 avril 2026, à la première plénière de cette rencontre de haut niveau. Les échanges portaient sur une thématique centrale : « Souveraineté et enjeux contemporains : l’Afrique entre périls et opportunités ».

 

Dans son intervention, le ministre a insisté sur un point devenu central dans les débats internationaux actuels : la place de la souveraineté dans un monde marqué par des recompositions rapides et des tensions multiples. Selon lui, tous les États, qu’ils soient puissants ou plus vulnérables, sont aujourd’hui confrontés à la nécessité de repenser leur capacité à décider librement de leur avenir.

 

Abdoulaye Diop a toutefois tenu à préciser que cette souveraineté ne doit pas être perçue comme un isolement. Il a ainsi mis en avant l’exemple de la Confédération des États du Sahel (AES), qu’il présente comme une démarche d’intégration où les États cherchent à mutualiser leurs efforts dans des domaines clés comme la défense, la diplomatie et le développement, tout en préservant leur autonomie.

 

Abordant la question de la sécurité sur le continent, il a rappelé le principe de sécurité indivisible, estimant que les menaces actuelles ne peuvent être efficacement combattues sans coopération étroite entre pays africains. Pour lui, la stabilité régionale dépend fortement de cette solidarité politique et stratégique.

 

Le ministre a également élargi son propos aux limites des approches souvent résumées sous l’expression « solutions africaines aux problèmes africains ». Il a estimé que ces initiatives se heurtent parfois à des contraintes extérieures, notamment liées aux ingérences internationales, qui compliquent leur mise en œuvre effective.

 

Sur le plan sécuritaire, Abdoulaye Diop a alerté sur l’évolution des menaces terroristes, désormais plus complexes et multidimensionnelles. Il a évoqué des formes qui dépassent le cadre militaire classique, touchant également les sphères politique, géopolitique et médiatique. Dans ce dernier registre, il a mis en garde contre la guerre de l’information et des perceptions, qu’il considère comme une arme stratégique majeure dans les conflits contemporains.

 

Le chef de la diplomatie malienne a par ailleurs condamné ce qu’il a qualifié de soutiens indirects apportés par certains acteurs étatiques étrangers à des groupes terroristes, estimant que ces pratiques aggravent l’instabilité dans plusieurs régions du continent.

 

Alors que les travaux du Forum de Dakar se poursuivent, ces prises de position viennent alimenter les discussions sur les nouvelles approches de sécurité et de gouvernance en Afrique, dans un contexte international de plus en plus tendu et incertain.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
bottom of page