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Sécurité routière : l’État muscle la prévention et le contrôle sur les routes maliennes

 

« Chaque accident évité est une vie sauvée. » C’est autour de cette conviction que les autorités maliennes ont décidé de franchir un nouveau cap dans la lutte contre l’insécurité routière. À Bamako, ce vendredi 30 janvier 2026, un dispositif inédit a été officialisé pour renforcer à la fois la prévention et la répression sur l’ensemble du réseau routier national.

 

Au cœur de cette dynamique, l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANASER) a conclu, en une seule cérémonie, trois conventions majeures avec la Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Protection civile. La rencontre s’est tenue sous la présidence conjointe de la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, et du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, qui ont validé et approuvé les accords.

 

L’objectif affiché est clair : rendre les routes plus sûres en combinant contrôle renforcé et formation des usagers. D’un côté, les conventions encadrent l’organisation d’opérations conjointes de contrôle routier à grande échelle. De l’autre, elles mettent l’accent sur la sensibilisation, notamment à travers la formation des conducteurs et passagers aux gestes de premiers secours, afin de mieux réagir en cas d’accident.

 

Sur le terrain, le plan est ambitieux. Pas moins de 110 opérations conjointes entre l’ANASER et la Police nationale sont programmées dans plusieurs grandes agglomérations et localités du pays, dont Bamako, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Koutiala, Kita, Bandiagara ou encore Kéniéba. À cela s’ajoutent 97 opérations supplémentaires menées avec la Gendarmerie nationale sur des axes routiers stratégiques, notamment Bamako–Ségou, Bamako–Sikasso, Kayes–Diboli, Bamako–Kita–Kéniéba ou encore Gao–Wabaria.

 

Les contrôles cibleront prioritairement les infractions les plus à risque pour la vie humaine. Excès de vitesse, non-port de la ceinture de sécurité, conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, surcharge de passagers et défauts d’éclairage figurent parmi les comportements visés par ces opérations coordonnées.

 

Inscrites dans la durée, ces conventions couvriront une période de onze mois, de février à décembre 2026. Les autorités espèrent ainsi instaurer une présence continue et dissuasive sur les routes, tout en ancrant une culture de sécurité chez les usagers.

 

À terme, ce partenariat renforcé pourrait servir de modèle pour une politique routière plus intégrée, où prévention, contrôle et secours avancent de concert, avec un seul horizon : réduire durablement le nombre d’accidents et de victimes sur les routes du Mali.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

Cellule Communication du Ministère des Transports et des Infrastructures (MTI).

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