Sécurité privée au Mali : l’État rappelle l’obligation du permis de port d’armes biométrique
- malikunafoninet
- il y a 1 jour
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« La réglementation sur le port et la détention d’armes n’est plus une option, mais une obligation pleinement en vigueur. » Ce rappel ferme émane des autorités maliennes, qui appellent désormais les sociétés privées concernées à se mettre en règle sans délai.
Depuis plus d’un an, le Mali a engagé une étape décisive dans l’encadrement des armes détenues par les acteurs privés de la sécurité. Pourtant, sur le terrain, toutes les entreprises n’ont pas encore effectué les démarches exigées. C’est pour lever toute ambiguïté que le Secrétariat permanent chargé de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre a publié, mi-janvier à Bamako, un communiqué officiel à l’attention des sociétés de gardiennage, de surveillance, de transport de fonds et de protection rapprochée.
Au cœur du dispositif figure le permis de port d’armes biométrique. Ce document, désormais exigé pour les armes de première, deuxième et troisième catégories, constitue la référence légale pour toute entreprise autorisée à détenir et utiliser des armes dans le cadre de ses activités professionnelles. Les autorités rappellent que cette mesure n’est ni nouvelle ni facultative : elle est entrée en application depuis plus d’un an.
Concrètement, les sociétés concernées sont invitées à régulariser leur situation auprès du Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, basé à Médina-Coura, sur l’axe du Stade omnisports. Cette démarche vise à renforcer la traçabilité des armes, limiter les abus et consolider la sécurité collective.
Le message se veut également dissuasif. Toute entreprise qui ignorerait cette exigence s’expose à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur, auxquelles peuvent s’ajouter d’autres mesures administratives ou judiciaires. L’objectif affiché n’est pas seulement répressif, mais préventif : instaurer un cadre strict pour éviter que des armes ne circulent en dehors de tout contrôle.
En conclusion, les autorités misent sur le sens de responsabilité et le civisme des opérateurs privés de sécurité. Le respect des règles sur le port et la détention d’armes apparaît désormais comme un enjeu central de gouvernance sécuritaire, dans un contexte où la maîtrise des armes légères reste un défi majeur pour la stabilité du pays.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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