Sursaut patriotique de soutien aux FAMa : Bronca en faveur d’un cantonnement de la Minusma…


Plusieurs organisations de la société civile et des partis politiques exigent le cantonnement de la Minusma et le non- renouvellement de son mandat. Elles demandent également aux autorités de la transition de procéder à la fermeture de la radio Mikado FM qui ne cesse d'entretenir la haine entre les différentes communautés du Mali, et faire de même pour tous les médias d'intoxication.

Les responsables de ces organisations de la société civile et des partis politiques étaient face à la presse, le samedi 9 avril, à la bourse du travail, pour un sursaut patriotique de soutien aux FAMa. Il s’agit du collectif pour la défense des militaires (CDM), du collectif pour la refondation du Mali (COREMA), de la convention pour le Mali (CPM), du Front africain pour le développement (FAD), du FUSI-Mali, de la génération solidaire du Mali (GSM), de Kaoural, du MCATT, du M5-RFP, du PPC, de la réflexion Pour 2022(RP22), de sauvons le Mali, de l’union des jeunes chrétiens pour la citoyenneté (UJCS), de la veille citoyenne 5 ans et plus, de Yèrèwolo debout sur les remparts.

Dans une déclaration lue par Sidi Soumaoro dit Ramsès, ces organisations rappellent que la guerre au Nord, qui est la suite logique de l'intervention de l'OTAN en Libye en 2011 avec ses innombrables cas de massacres, ses cortèges de déplacés et de réfugiés, n'a cessé de se métastaser sur tout le territoire de notre pays, voire le Sahel sous le regard complice de certaines puissances se disant partenaires du Mali.

Selon les responsables de ces organisations, des centaines de villages ont été décimés, des milliers de civils et militaires maliens tués et le pays occupé à plus de 2/3 par les forces terroristes et l'insécurité a gangrené tout le pays amenant l’Etat au bord du gouffre. En clair, face à ce tableau très sombre, aux yeux du peuple malien, une rupture s'imposait, estiment les organisateurs de la conférence de presse.

C'est ainsi que, selon eux, le peuple malien a décidé d'accorder tout son soutien à son armée nationale, seule institution républicaine encore crédible, et s'est vu en harmonie avec elle surtout qu'elle n'est plus à la solde d'une quelconque classe politique, organisation internationale ou puissance coloniale. Pour les auteurs de cette déclaration, la nouvelle posture de nos forces de défense et de sécurité, c'est-à-dire leur réarmement matériel et moral en si peu de temps, avec la diversification de ses partenaires, a été perçue comme une heureuse initiative par tous les Maliens.

Aux dires des initiateurs de cette conférence de presse, depuis décembre 2021, sa décision d'aller à l'offensive, en traquant l'ennemi jusque dans ses derniers retranchements a permis de protéger davantage les populations et de leur garantir une sécurité réelle, en témoigne le retour massif de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés chez eux, ce qui n'était point possible pendant les neuf années de présence de Barkhane, de la Minusma, du G5 Sahel et autres.

Paradoxalement, ils soulignent que c’est au moment où nos FAMa engrangent des victoires éclatantes contre le terrorisme, que notre pays se heurte à des acharnements de part et d'autre. Indiquant que les autorités françaises ont tout mis en œuvre pour empêcher le Mali de diversifier ses partenaires, la CEDEAO aussi bien que l'UEMOA lui emboîtant le pas, s'acharnent contre l'Etat du Mali, en violation de leurs propres textes. « Instrumentalisées par l'ex-puissance coloniale, elles prennent des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines contre le Mali le 9 janvier 2022. Malgré la condamnation de ces actes barbares et injustes par les peuples africains et du monde, malgré la décision de sursis en exécution prononcée par la cour de justice de l'UEMOA, elles maintiennent toujours ses sanctions », ont-ils déclaré.

Selon toujours la déclaration, « les médias mensonges, à la solde des puissances impérialistes, néocolonialistes et esclavagistes, à l'image de la radio des mille collines qui a mis le feu au Rwanda en 1994, sont vent debout pour saper les victoires de notre armée sur les forces rétrogrades, les réalisations, et les projets du peuple malien en cours.Or, toutes les résolutions prises par l'ONU, depuis le début de la crise, précisent que toute solution à la crise malienne doit être inspirée par les Maliens eux-mêmes ».

Jusque-là, rappellent les organisateurs de la conférence de presse, aucune proposition endogène n'a pu prospérer dans ce tourbillon de propositions de sortie de crise émanant des pseudo-amis partenaires du Mali. Ils précisent qu’à l'échelle internationale, l'agression du Mali a connu plusieurs facettes : terrorisme, islamisme, djihadisme, crise intercommunautaire, séparatisme et à chaque cas, la communauté internationale a pu coller une connotation identitaire, voire minoritaire pour créer l'amalgame au seul profit des organisations séparatistes qui sont à leur solde.

Selon toujours la déclaration, la montée en puissance des FAMa pour faire du Mali un havre de paix, devient une épine dans la plante du pied des partenaires dont l'agenda est tout autre. Malgré tout, les forces subversives persistent, car depuis un certain temps le peuple suit avec beaucoup de consternation les allégations mensongères faisant état de tueries de civils par l'armée malienne dans une opération anti-terroriste dans la localité de Moura, région de Mopti, des affirmations démenties par la DIRPA et par les habitants de la localité, qui s'en réjouissent plutôt.

Aux dires des organisateurs de la conférence de presse, l'armée malienne, qui est multiethnique, poursuit bien sa montée en puissance dans le seul but de libérer le territoire national et assurer la quiétude des populations sans aucune distinction, ethnique, sociale ou communautaire. Ils estiment que les allégations mensongères contre l'armée malienne visent un double objectif : saper le moral de nos forces et monter les communautés nationales les unes contre les autres.

Et d’ajouter : « En effet, l'ennemi, tapi dans l'ombre est dans un complot ourdi depuis plusieurs décennies, et par plusieurs acteurs.Cet ennemi est enfin démasqué, ses techniques sont aussi identifiées. C’est pourquoi, ils attirent l’attention des autorités de la transition sur la nécessité de combiner l'action militaire, politique, socio-économique et judiciaire en vue d'aller à une refondation réelle en prenant le temps nécessaire qui assurera au Mali sa souveraineté entière ».

Conscients que cette lutte implacable que mènent nos FAMa contre le terrorisme est une nécessité impérieuse, les responsables de ces organisations de la société civil réaffirment leur soutien indéfectible à notre vaillante armée, qui défend nuit et jour notre territoire, protège nos vies au prix du sacrifice ultime ; appellent l'ensemble du peuple malien à redoubler de vigilance pour empêcher tout amalgame; demandent aux autorités de la transition de procéder à la fermeture de la radio Mikado FM qui ne cesse d'entretenir la haine entre les différentes communautés du Mali, et faire de même pour tous les médias d'intoxication.

Ils exigent aussi le cantonnement de la Minusma et le non- renouvellement de son mandat ; saluent l'élimination de plusieurs centaines de terroristes à Moura, une victoire inédite, historique, héroïque qui constitue la plus grande victoire d'une armée contre le terrorisme en Afrique ; exigent le désarment de tous les groupes armés et la dissolution de toutes les associations à caractère ethnique et géographique; exigent la justice pour les martyrs tombés à Aguelhok, les victimes lors des évènements du 21 mai 2014 à Kidal et tous les autres villages martyrs.

Enfin, selon la déclaration, « les crimes perpétrés contre les Ivoiriens en 2010 par certains responsables actuels de la CEDEAO lors de la rébellion engendrant une guerre civile dont Blaise Compaoré a servi d'arrière base, les crimes contre le peuple libyen en 2011, les 11 soldats maliens retenus en otages par Ansar-dine tués par un bombardement de l'aviation française dans la région de Kidal à Abeïbara dans la nuit du 23 au 24 octobre 2017, les Maliens tués par la Minusma à Gao, les victimes de Serval à Konna, tout cela constitue une litanie de crimes jamais reconnus comme tels. Peuple du Mali, Peuple d'Afrique, l'heure est au sursaut patriotique, panafricain pour contenir ces forces du mal pour une Afrique libre et unie.»

Source : Le Reporter par Diango COULIBALY

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