Moscou tend la main, Kiev hésite : l’hypothèse d’un face-à-face Poutine–Zelensky relancée
- malikunafoninet
- il y a 14 minutes
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« S’il souhaite un échange direct, les portes de Moscou ne sont pas fermées. » Cette phrase, lâchée par un proche conseiller du Kremlin, a suffi à remettre sur la table une question que beaucoup pensaient gelée : une rencontre en personne entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky est-elle encore envisageable ?
Alors que la guerre en Ukraine s’enlise et que les canaux diplomatiques restent fragiles, Moscou affirme être disposée à accueillir le président ukrainien sur son sol. Le message est assorti d’une promesse lourde de sens : des garanties de sécurité seraient assurées à Zelensky s’il décidait de se rendre en Russie.
Une ouverture conditionnelle du Kremlin
L’annonce émane de Youri Ouchakov, figure centrale de la diplomatie russe et conseiller direct de Vladimir Poutine. Selon lui, le chef du Kremlin n’a jamais fermé la porte à un échange direct, à condition que celui-ci se déroule à Moscou. Une ligne constante, que Poutine maintient depuis des mois, refusant toute rencontre dans un pays tiers.
Fait notable, cette hypothèse aurait récemment refait surface lors d’échanges téléphoniques entre Vladimir Poutine et le président américain Donald Trump. D’après les déclarations russes, Trump aurait encouragé l’idée d’un tête-à-tête, y voyant un possible levier pour relancer les discussions de paix.
Kiev fixe ses priorités, mais refuse le lieu
Du côté ukrainien, la disponibilité au dialogue est affichée, mais les conditions divergent. Le ministre des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a confirmé que Volodymyr Zelensky est prêt à rencontrer son homologue russe pour aborder deux dossiers jugés décisifs : la question des territoires occupés et l’avenir de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia.
En revanche, l’option d’un déplacement à Moscou reste, pour Kiev, une ligne rouge. Les autorités ukrainiennes estiment qu’un tel cadre serait politiquement inacceptable dans le contexte actuel du conflit. Zelensky lui-même s’est montré réservé, laissant entendre que cette invitation pourrait surtout servir à ralentir le processus plutôt qu’à l’accélérer.
Entre symbole et méfiance
Au-delà du protocole, l’enjeu est profondément symbolique. Une rencontre à Moscou serait perçue comme une concession majeure, difficilement justifiable auprès de l’opinion publique ukrainienne. À l’inverse, le refus russe de se déplacer ailleurs entretient l’impasse diplomatique.
Pour l’heure, aucune date, aucun format, ni aucun médiateur n’ont été officiellement évoqués. Les déclarations s’accumulent, mais les actes tardent à suivre.
Un dialogue encore suspendu
Cette séquence diplomatique illustre une réalité persistante : malgré les signaux publics et les appels internationaux, la perspective d’un véritable face-à-face entre Poutine et Zelensky demeure incertaine. Entre calcul stratégique, méfiance mutuelle et pression politique interne, la paix reste une hypothèse discutée… mais toujours hors de portée immédiate.
La prochaine étape dépendra sans doute de la capacité des acteurs internationaux à transformer ces paroles en cadre crédible de négociation.
Oura KANTE
Malikunafoni
AfrikMag










































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