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SUNKALO SOLIDARITÉ 2026 : quand la solidarité nationale s’invite au cœur du Ramadan

  • il y a 3 heures
  • 2 min de lecture

 

600 tonnes de riz, 80 sites de ruptures collectives et une mobilisation interconfessionnelle. C’est autour de ces chiffres que s’est ouverte, vendredi 20 février 2026 à Korofina, l’édition 2026 de l’opération Sunkalo Solidarité, marquant le lancement officiel d’une initiative sociale d’envergure nationale.

 

Sur le terrain de football de l’ASKO, en Commune I du District de Bamako, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a donné le coup d’envoi de cette opération au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Le choix du lieu et le format de la cérémonie n’étaient pas anodins : une rupture collective du jeûne, réunissant des communautés musulmanes et chrétiennes, pour symboliser l’unité et le partage.

 

Pensée comme un dispositif de soutien aux populations vulnérables pendant le mois de Ramadan, Sunkalo Solidarité 2026 se déploiera sur une large partie du territoire. À Bamako, 19 sites ont été identifiés, contre 4 à Kati, tandis que chaque région du pays bénéficiera de trois sites dédiés aux actions de solidarité. Au total, 80 points de ruptures collectives sont prévus.

 

L’effort logistique repose notamment sur la mise à disposition de 600 tonnes de riz, dont 400 destinées aux régions et 200 réparties entre trois départements ministériels. Au-delà de l’aide alimentaire, les autorités entendent inscrire cette initiative dans une vision plus large de cohésion sociale.

 

Dans son message, le Chef du Gouvernement a rappelé que le Ramadan ne se limite pas à une pratique spirituelle, mais constitue aussi un moment propice au renforcement de la justice sociale et de la compassion envers les plus fragiles. Il a également invité les Maliens à adresser des prières aux Forces armées maliennes (FAMa), engagées, selon ses termes, à garantir la sécurité et la quiétude des populations au Mali et dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel.

 

« La solidarité n’est pas seulement une action gouvernementale, elle est une responsabilité nationale », a-t-il souligné, appelant institutions, leaders religieux, acteurs économiques, organisations de la société civile et citoyens à s’inscrire dans cet élan collectif.

 

La cérémonie, marquée par la présence de plusieurs membres du Gouvernement, s’est achevée dans un climat de recueillement, avec la prière qui a suivi la rupture du jeûne. Un signal fort envoyé en ce début de mois sacré : au-delà des différences, la solidarité reste l’un des piliers sur lesquels le Mali entend s’appuyer pour traverser les épreuves et renforcer le vivre-ensemble.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

 

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