CCIM : le secteur privé malien entre résilience, solidarité et nouvelles ambitions régionales
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« Assurer l’essentiel, même dans l’adversité. » C’est en substance le message qui a dominé la session 2026 de l’Assemblée consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), tenue le 19 février 2026 au Parc des Expositions de Bamako, sous la présidence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo.
Réunis à Bamako, les délégués consulaires venus des 19 régions et du District ont ouvert leurs travaux dans un contexte marqué à la fois par des tensions sécuritaires persistantes et une forte pression sur les circuits d’approvisionnement. La rencontre a débuté par un moment de recueillement en hommage aux Forces armées de défense et de sécurité, ainsi qu’aux civils tombés lors des récentes attaques ayant ciblé des convois d’hydrocarbures et des unités industrielles à travers le pays.
Face à l’assemblée, le ministre Diallo a tenu à souligner la capacité d’adaptation des opérateurs économiques maliens. Malgré les contraintes logistiques et sécuritaires, ceux-ci ont, selon lui, permis de maintenir l’approvisionnement du marché national en produits de première nécessité, à un moment particulièrement sensible marqué par le Ramadan et le carême. S’appuyant sur ses déplacements sur le terrain, le ministre a affirmé que les produits restent disponibles à des prix globalement maîtrisés, signe de la robustesse des chaînes d’approvisionnement et de l’engagement patriotique du secteur privé.
Au-delà des enjeux internes, la session a également été l’occasion de mettre en lumière une dynamique régionale en construction. Le ministre a salué la création, en décembre 2025 à Niamey, de l’Alliance des Chambres de Commerce et d’Industrie des États du Sahel, présentée comme un outil stratégique pour renforcer la coopération économique entre les pays de l’espace confédéré.
Autre échéance majeure évoquée : les élections consulaires prévues le 22 février 2026 dans l’ensemble des régions et à Bamako. Le ministre a appelé à un scrutin apaisé, estimant que la compétition ne doit pas faire oublier l’intérêt supérieur du secteur privé et de l’économie nationale.
Sur le plan institutionnel, l’Assemblée consulaire devra se pencher sur plusieurs documents structurants, notamment le rapport d’activités 2025, le programme d’actions 2026, l’état d’exécution du budget écoulé et le projet de budget pour l’année à venir. Des débats attendus, que le ministre souhaite rigoureux et tournés vers des propositions concrètes, capables d’accompagner un développement économique inclusif et durable.
Les conclusions de cette session annuelle sont désormais attendues comme un signal fort adressé aux acteurs économiques et aux partenaires, à l’heure où le Mali cherche à consolider sa résilience économique tout en ouvrant de nouvelles perspectives régionales.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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