Service national : près de 2 000 jeunes fonctionnaires envoyés en formation à Bapho
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« Il ne s’agit pas seulement d’une formation militaire ou technique ; c’est avant tout une école de la vie et du patriotisme. » Par ces mots, le ministre Abdoul Kassim Fomba a donné le ton, jeudi 26 février 2026 à Bamako, lors du départ d’une importante vague de recrues du Service national des jeunes.
Au total, 1 930 jeunes fonctionnaires s’apprêtent à intégrer le centre d’instruction de Bapho pour accomplir leur service militaire obligatoire. Cette 7e cohorte marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre du dispositif national d’encadrement civique des agents publics.
La cérémonie, présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, s’est déroulée en présence de son homologue en charge du Travail et de la Fonction publique, Fassoun Coulibaly. Devant les recrues rassemblées, les autorités ont insisté sur la dimension citoyenne de l’engagement demandé.
Au-delà de l’apprentissage des bases militaires, le passage par Bapho vise à renforcer la discipline, l’esprit d’équipe et le sens de l’intérêt général chez ces jeunes agents appelés à servir l’État. Le Service national des jeunes, à travers sa devise « Apprendre – Servir – Défendre », entend forger un profil de fonctionnaire à la fois compétent et attaché aux valeurs républicaines.
Cette nouvelle vague s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la Transition, Assimi Goïta, qui place la refondation de l’État et la responsabilisation de la jeunesse au cœur de son action. Pour les autorités, la consolidation de la souveraineté nationale passe aussi par la formation morale et civique des agents publics.
Avec près de deux mille recrues mobilisées en une seule cohorte, le centre de Bapho confirme son rôle stratégique dans la politique nationale d’encadrement de la jeunesse. Reste à voir comment ces nouveaux volontaires traduiront, une fois de retour dans leurs services respectifs, les enseignements reçus sur le terrain administratif et citoyen.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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