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Mali : un concours pour encourager les médias à défendre les droits de l’enfant

  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture

 

« L’enfant n’est pas seulement l’avenir de la Nation, il en est le présent vivant. » La phrase, prononcée vendredi à Bamako, a donné le ton d’une initiative qui place les médias au cœur de la protection de l’enfance.

 

Le Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration a officiellement lancé, le 27 février 2026, le Concours national médias pour la promotion des droits de l’enfant au Mali. La cérémonie s’est tenue en présence d’acteurs institutionnels et de professionnels de l’information, parmi lesquels des représentants du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, de la Maison de la Presse et du UNICEF.

 

Au-delà d’une simple compétition, les autorités veulent envoyer un signal fort : la défense des droits de l’enfant ne relève pas uniquement des institutions spécialisées, mais aussi du travail quotidien des journalistes, animateurs radio, producteurs audiovisuels et créateurs de contenus numériques. Informer, alerter, dénoncer les abus, mais aussi valoriser les initiatives positives : telle est la mission assignée aux professionnels des médias.

 

Le concours s’adresse aux journalistes confirmés, aux stagiaires ainsi qu’aux étudiants en formation. Quatre catégories sont ouvertes – presse écrite, radio, télévision et presse en ligne – avec deux distinctions particulières. La première récompense l’innovation numérique à travers un prix spécial dédié aux médias en ligne. La seconde, plus symbolique encore, consacre les « Enfants journalistes », afin de permettre aux plus jeunes de raconter eux-mêmes leur réalité.

 

Les productions admises devront avoir été réalisées entre juin 2025 et mars 2026. Les candidats disposent jusqu’au 15 avril pour soumettre leurs dossiers, soit physiquement au ministère, soit par voie électronique. Les lauréats seront dévoilés le 16 juin 2026, date choisie en écho à la Journée de l’Enfant Africain.

 

Les œuvres seront examinées selon plusieurs critères : la pertinence des sujets abordés, l’originalité du traitement, la qualité rédactionnelle, la fiabilité des sources et l’impact sur le public. Un jury composé de personnalités reconnues pour leur intégrité sera annoncé prochainement.

 

En s’associant à cette initiative, le Gouvernement et l’UNICEF entendent promouvoir un journalisme responsable, capable d’influencer les mentalités et d’encourager des changements concrets. Reste désormais à voir si les rédactions et jeunes talents du pays saisiront cette opportunité pour faire entendre la voix des enfants et placer leurs droits au centre du débat public.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

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