Santé mondiale : le Mali renforce son implication dans les grandes décisions sanitaires africaines
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« L’accès équitable aux innovations médicales devient un enjeu majeur pour l’Afrique. » Cette question a occupé une place centrale dans les échanges auxquels a participé, ce jeudi 8 mai 2026, la ministre malienne de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré.
Au cours de deux réunions organisées par visioconférence, les autorités sanitaires africaines ont abordé plusieurs dossiers liés à la gouvernance de la santé mondiale, à la lutte contre le VIH et aux mécanismes de coopération entre États africains.
La première rencontre était consacrée aux préparatifs de la 79e session de l’Organisation mondiale de la Santé. Les discussions ont notamment porté sur l’organisation des travaux, les futures commissions ainsi que les modalités de fonctionnement de cette importante assemblée internationale.
En tant que présidente régionale de l’OMS pour l’Afrique, Assa Badiallo Touré suit de près les différentes étapes préparatoires. Les autorités maliennes indiquent que plusieurs dispositions sont déjà en cours afin de permettre une participation efficace du continent africain aux travaux de cette session stratégique pour les politiques sanitaires mondiales.
Plus tard dans la journée, la ministre a pris part à une réunion des ministres africains de la Santé organisée par UNITAID. Les échanges ont largement porté sur les défis persistants liés à la lutte contre le VIH en Afrique, notamment les questions de financement et d’accès aux traitements innovants.
Au centre des discussions figurait le Lenacapavir, un médicament présenté comme une avancée importante dans la prévention du VIH grâce à la prophylaxie pré-exposition, connue sous le nom de PrEP. Plusieurs participants ont estimé que cette innovation pourrait transformer les stratégies de prévention sur le continent si les États parviennent à garantir un accès large et abordable aux patients.
Prenant la parole au nom du Mali, Assa Badiallo Touré a plaidé pour une meilleure coordination entre les pays africains et les partenaires internationaux. Elle a également insisté sur la nécessité de soutenir la production de médicaments génériques afin de réduire les coûts des traitements et améliorer leur disponibilité.
La ministre a par ailleurs annoncé que le Mali avait déjà validé l’intégration de cette innovation médicale dans le cadre des nouvelles subventions du Fonds mondial. Bamako souhaite également développer les échanges d’expériences avec les pays ayant déjà commencé l’introduction de ces nouveaux traitements.
À travers ces différentes rencontres, le Mali affiche sa volonté de jouer un rôle actif dans les débats sanitaires internationaux, à un moment où les systèmes de santé africains cherchent à renforcer leur capacité de réponse face aux grandes maladies et aux défis d’accès aux soins.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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