Droits humains : le Mali ouvre le débat sur ses références traditionnelles et culturelles
- il y a 1 jour
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« Les droits humains ne sont pas une notion étrangère aux sociétés maliennes. » C’est autour de cette réflexion que s’est ouverte, ce jeudi à Bamako, la 16e édition du Symposium national sur les droits de l’Homme.
La rencontre, organisée à l’École de Maintien de la Paix, a réuni responsables institutionnels, partenaires internationaux, défenseurs des droits humains et acteurs de la société civile autour d’un thème centré sur les valeurs endogènes des droits humains au Mali.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, a insisté sur la nécessité de replacer les droits humains dans leur contexte historique, culturel et social malien. Selon lui, le choix du thème intervient dans un moment où les questions de cohésion sociale, de gouvernance et de respect des libertés occupent une place importante dans le débat national.
Plusieurs personnalités ont pris part à cette session, notamment la présidente par intérim de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, Me Aissata Founè Tembely, ainsi que le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement.
Dans son intervention, Me Tembely a appelé à une mobilisation collective pour renforcer la protection des droits fondamentaux au Mali. Elle a également salué l’implication du département de la Justice dans les initiatives liées à la promotion des droits humains.
De son côté, le représentant du PNUD a réaffirmé la volonté de son organisation de poursuivre son accompagnement auprès des autorités maliennes et des structures engagées dans ce domaine.
La cérémonie s’est poursuivie avec une leçon inaugurale animée par Mamoudou Kassogué autour de l’évolution historique des droits de l’Homme. À travers cette activité, les organisateurs souhaitent encourager une réflexion plus large sur les liens entre traditions locales, justice et principes universels des droits humains.
Ce symposium devrait permettre, au fil des échanges, de faire émerger des pistes de réflexion sur la manière dont les références culturelles et sociales maliennes peuvent contribuer au renforcement de la protection des droits fondamentaux dans le pays.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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