Sahel : les ministres de l’AES bouclent à Ouagadougou le plan d’action pour la deuxième année de la Confédération
- 27 févr.
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Ouagadougou, le 26 février 2026 — Les ministres en charge de la Défense, de la Diplomatie et du Développement des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont adopté, ce jeudi dans la capitale burkinabè, le projet de feuille de route pour la deuxième année de la Confédération.
Réunis sous la présidence du ministre d’État burkinabè, le Général de Division Célestin Simporé, les représentants du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont passé en revue les grandes orientations stratégiques de l’organisation pour les mois à venir. Ce document, désormais finalisé, doit être soumis aux chefs d’État pour validation.
Avant cette rencontre ministérielle, des experts et hauts fonctionnaires des trois piliers de l’AES — défense et sécurité, diplomatie, développement — avaient planché pendant deux jours sur les grandes lignes de ce programme d’actions. L’objectif affiché est clair : donner un contenu concret à l’ambition commune de souveraineté et de prospérité partagée.
Un contexte sécuritaire sous tension
Derrière les discussions techniques, une réalité s’est imposée : la pression sécuritaire constante qui pèse sur la région. Les ministres ont dénoncé avec vigueur ce qu’ils qualifient de « volonté persistante » des groupes terroristes et de certains soutiens étrangers de faire échec au projet confédéral.
Ils ont spécifiquement évoqué plusieurs événements récents ayant secoué l’espace AES. La tentative de déstabilisation du Burkina Faso, avortée début janvier, a été mentionnée, tout comme l’attaque menée fin janvier contre des installations stratégiques à Niamey — la Base aérienne 101 et l’aéroport international. Le Mali n’a pas été oublié, avec des actes visant, selon les ministres, à fragiliser son économie.
Si ces assauts ont été déjoués, la mise en garde est claire : la vigilance doit rester maximale. Dans leur déclaration, les ministres ont salué la détermination des trois chefs d’État, qu’ils présentent comme le rempart de cette union naissante, mais aussi la « résilience » des populations sahéliennes, appelées à maintenir la pression face aux « velléités de déstabilisation ».
Un hommage aux forces et un geste pour la présidence
La réunion a également été l’occasion de reconnaître le rôle des armées et des forces de sécurité, dont les sacrifices ont été salués par les participants. Un hommage appuyé a été rendu à leur engagement sur le terrain, souvent dans des conditions difficiles.
Enfin, les délégations ont tenu à remercier le Capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de la Confédération et chef de l’État burkinabè, pour l’organisation de ces travaux. Un geste protocolaire qui marque la fin de cette séquence de travail intense, avant l’étape cruciale de la validation par les plus hautes autorités de l’Alliance.
La feuille de route de l’An II devra désormais fixer le cap d’une Confédération qui cherche à conjuguer urgence sécuritaire et ambition de développement, dans un Sahel plus que jamais en quête de stabilité.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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