Retrait américain de l’OMS : un choc budgétaire aux répercussions mondiales
- malikunafoninet
- il y a 2 minutes
- 2 min de lecture

« Près d’un cinquième du financement disparaît d’un coup. » Le 22 janvier 2026 marque une date charnière pour la gouvernance sanitaire mondiale : les États-Unis ne font désormais plus partie de l’Organisation mondiale de la santé.
La décision n’est pas nouvelle, mais son entrée en vigueur change la donne. Annoncé par décret exécutif en janvier 2025 par le président Donald Trump, le retrait américain devient effectif un an plus tard, conformément aux règles de l’organisation. Washington justifie ce choix par une série de griefs, allant de la gestion jugée défaillante de la pandémie de COVID-19 à l’absence de réformes internes, en passant par ce que les autorités américaines décrivent comme une influence politique excessive de certains États membres.
Au-delà du signal politique, l’impact est d’abord financier. Les États-Unis assuraient environ 18 % du budget de l’OMS, un apport décisif pour le fonctionnement quotidien de l’institution. Cette perte soudaine contraint l’organisation à revoir ses priorités : réduction des effectifs, recentrage de certains programmes et arbitrages difficiles entre prévention, surveillance épidémiologique et réponses d’urgence.
Sur le terrain, ces ajustements pourraient se traduire par une capacité d’intervention amoindrie, notamment dans les pays à systèmes de santé fragiles, fortement dépendants de l’appui technique et financier de l’OMS. Les campagnes de vaccination, la lutte contre les maladies émergentes ou encore la préparation aux crises sanitaires pourraient en ressentir les effets à moyen terme.
Reste désormais une question centrale : comment l’OMS compensera-t-elle ce manque à gagner ? L’organisation est attendue sur sa capacité à mobiliser d’autres contributeurs, renforcer ses partenariats et adapter son modèle de financement. Dans un contexte mondial marqué par des risques sanitaires persistants, l’après-retrait américain ouvre une phase d’incertitude — mais aussi un test de résilience pour l’institution chargée de coordonner la santé mondiale.
AfrikMag
Oura KANTE
Malikunafoni










































Commentaires