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Rencontre à Bamako : la coopération sanitaire Mali-Chine entre tradition et modernité

 

Le ministre de la Santé, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, a reçu ce mardi l’ambassadeur de Chine au Mali. Au cœur des discussions : le renforcement d’un partenariat sanitaire historique face aux défis de la souveraineté et de la digitalisation.

 

Une relation sanitaire qui fête sa « majorité » symbolique

 

« Les véritables partenaires se révèlent dans les moments difficiles. » C’est par ces mots que le ministre Assa Badiallo Touré a salué la constance de la coopération chinoise, lors de l’audience accordée au diplomate. Un symbole fort a été souligné : le diplomate est le 18ᵉ ambassadeur de Chine au Mali. Le ministre a comparé ce chiffre à « l’âge de la maturité et de l’espérance », insistant sur l’excellence qui caractérise désormais cette relation bilatérale vieille de 65 ans.

 

L’Hôpital du Mali, vitrine d’une coopération concrète

 

Les échanges ont largement porté sur le fleuron de cette coopération : l’Hôpital du Mali. Présentées comme « significatives », les équipes médicales chinoises y œuvrent aux côtés du personnel local. L’ambassadeur a plaidé pour un renforcement du plateau technique, notamment par l’acquisition d’équipements biomédicaux de pointe. Une modernisation qui vise à « améliorer durablement la qualité des soins ».

 

Le ministre Touré a rappelé les réalisations concrètes permises par ce partenariat, citant en exemple l’introduction réussie de la procrétation médicalement assistée (PMA) au Mali. Une avancée devenue, selon ses termes, « une réalité nationale et une source d’inspiration pour plusieurs pays de la sous-région. »

 

Souveraineté et digitalisation : les nouvelles priorités maliennes

 

Au-delà de l’appui technique, les autorités maliennes ont exposé leurs propres ambitions stratégiques. Le Secrétaire général du ministère, le Dr Abdoulaye Guindo, a mis en avant l’exigence de souveraineté sanitaire. Pour y parvenir, il a présenté deux axes majeurs : l’élévation du niveau de performance des structures et l’accélération de la digitalisation du système de santé.

 

« La modernisation numérique constitue un levier essentiel », a-t-il déclaré, expliquant qu’elle permettrait d’optimiser la gestion des données, de favoriser le télétravail des professionnels et de renforcer la coordination des services. Un appel implicite à ce que le partenariat s’adapte à ces nouveaux défis du 21ᵉ siècle.

 

Perspectives : une collaboration technique réaffirmée

 

En réponse, le diplomate chinois a réaffirmé l’engagement de son pays à renforcer son appui technique. Cet engagement couvre trois domaines clés : les infrastructures hospitalières, les équipements biomédicaux et l’assistance médicale spécialisée. Cet appui s’inscrit dans la « dynamique de consolidation des relations d’amitié » entre Bamako et Pékin, un secteur stratégique où la santé occupe une place centrale.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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