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Recherche scientifique : à Bamako, le Mali place le savoir au cœur de sa souveraineté

 

« La recherche est avant tout une aventure humaine, portée par des femmes et des hommes engagés. » Cette conviction, exprimée par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a donné le ton à l’ouverture de l’Atelier de redynamisation de la recherche dans l’espace CAMES, tenue le lundi 19 janvier 2026 à Bamako.

 

Réunis pour une semaine de travaux, près d’une centaine de responsables universitaires, d’experts et de partenaires du secteur de l’enseignement supérieur planchent sur l’avenir de la recherche scientifique dans l’espace africain et malgache. Leur mission est claire : examiner, améliorer et finaliser les documents opérationnels destinés à renforcer l’efficacité et la cohérence des politiques de recherche, dans un contexte marqué par les crises, les contraintes budgétaires et la fuite des compétences.

 

C’est dans ce cadre que le Chef du gouvernement malien a reçu une distinction majeure. Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) l’a élevé au grade de Commandeur de l’Ordre International des Palmes Académiques, consacrant ainsi son engagement en faveur du développement du savoir et de la recherche scientifique. Cette reconnaissance, attribuée à l’issue d’un processus rigoureux, marque son entrée au sein de la « famille savante » du CAMES, cercle réservé aux personnalités dont l’action contribue de manière significative au rayonnement de l’enseignement supérieur.

 

Au-delà de l’hommage, le message politique est assumé. Pour les autorités maliennes, la recherche n’est pas un luxe académique, mais un levier stratégique. Investir dans la production du savoir permet, selon le Premier ministre, d’éclairer la décision publique, de préparer les générations futures et d’affirmer une autonomie intellectuelle indispensable au développement du pays.

 

En accueillant cet atelier régional, le Mali entend également jouer un rôle moteur dans la redynamisation de la recherche au sein de l’espace CAMES. Une responsabilité collective, a rappelé le Chef du gouvernement, qui repose sur la confiance dans la capacité des chercheurs africains à produire des solutions adaptées à leurs réalités.

 

Les conclusions attendues de cette rencontre devraient ainsi ouvrir la voie à une nouvelle dynamique, où la recherche scientifique s’impose comme un pilier de la souveraineté, de la résilience et de l’avenir du Mali et de l’espace CAMES.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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